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Largué par le PLC, Raymond Bernier plonge comme indépendant

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

Simon Clark/Agence QMI

Échaudé par le Parti libéral du Canada, qui l’a largué sans la moindre explication, l’ancien député provincial Raymond Bernier tentera quand même sa chance aux prochaines élections fédérales, comme indépendant, a-t-il confirmé au Journal.

Même s’il sait très bien qu’il n’aura pas les moyens de ses adversaires, soutenus par de grosses machines électorales, il essaiera de déloger l’actuelle députée conservatrice Sylvie Boucher dans Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix.

Élu à trois reprises dans Montmorency (en 2003, 2008 et 2014), Raymond Bernier ne s’était pas présenté en 2018, mettant ainsi un terme à sa carrière politique au provincial. «J’ai encore le goût de servir, de travailler pour les citoyens», confie l’homme de 66 ans au bout de fil.

Pendant des mois, il dit avoir travaillé à rebâtir l’association libérale de la circonscription fédérale, amassé 140 signatures pour sa candidature et 15 000 $ pour regarnir les coffres du PLC. Il s’est finalement fait dire non par le «comité du feu vert» du parti dans un simple courriel le 22 août dernier, sans plus d’explications.

À ce jour, il est toujours dans le néant et n’en revient toujours pas de la façon dont il a été traité. «C’est tu mon âge? Parce que je ne suis pas une femme? Parce que je suis trop vieux? C’est tu parce que j’étais député provincial? Ou c’est parce que j’ai des opinions (favorables) au troisième lien? Personne ne me donne de réponse», déplore-t-il en entrevue.

Le Journal n’a pas eu plus de succès auprès des hautes instances du parti. Personne n’a répondu à notre demande d’entrevue logée lundi.

Toujours pas de candidat pour le PLC

«Personne ne comprend la situation et là, le Parti libéral se ramasse dans une situation assez précaire, sans candidat, alors qu’ils ont toujours su que les élections auraient lieu le 21 octobre», observe M. Bernier.  

Pressenti lui aussi par les libéraux pour la circonscription de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, le maire de La Malbaie Michel Couturier avait fini par décliner l’invitation du parti.

«J’ai été approché l’an dernier, j’ai longuement réfléchi mais j’ai donné ma réponse quelque part au mois de mai ou juin, a rappelé M. Couturier, qui avait été très transparent avec les citoyens à ce sujet. Je sais qu’avec l’histoire de M. Bernier, mon nom revient encore régulièrement mais je n’ai aucun rapport dans cette histoire-là. Je ne serai pas candidat, je l’ai confirmé aux instances du parti».