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L'urgence de recruter des ambulanciers

Simon Gamache-Fortin | Agence QMI

La Gaspésie fait face à un manque criant d'ambulanciers. Le recrutement est un défi. L'implantation d'horaires à l'heure dans certaines localités est même impossible en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

Il manque actuellement une trentaine d’ambulanciers chez Paraxion en Gaspésie. L’entreprise emploie 200 personnes dans la région. Les besoins sont criants.

«Un diplômé pourrait sortir demain matin et avoir un poste à temps plein chez nous. Nous, on a le défi d’attirer les jeunes en Gaspésie, dans l’Est de la province», explique Laurent Hamel, directeur général de Paraxion.

Cette pénurie de personnel a des impacts. Les paramédics en poste en Gaspésie font souvent du temps supplémentaire pour éviter le plus possible des ruptures de service sur le territoire.

La pénurie d'ambulanciers empêche aussi la conversion des horaires de factions, qui les forcent à être disponibles 24 heures par jour durant une semaine, en horaire à l'heure.

Les localités de Grande-Rivière, Paspébiac et Sayabec sont touchées.

«Les employeurs ont de la difficulté à recruter du monde [...] Le paramédic n’ira pas chercher une compagnie ambulancière, où il y a encore des horaires de faction. C’est donc un cercle vicieux», estime Jérémie Landry, vice-président aux relations de travail de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec.

Plusieurs entreprises ambulancières et la Fédération des employés du préhospitalier du Québec proposent de permettre aux candidats à la profession d'être embauchés avant leur examen national. Une mesure qui faciliterait le recrutement.

«Dans le même style que les candidats à la profession pour les infirmiers, avec un diplôme en poche, les finissants pourraient travailler comme paramédic avec l’attente de la réussite de cet examen là», ajoute M. Landry.

L’entreprise Paraxion a mis en place différents incitatifs pour attirer de la main-d’œuvre en Gaspésie.

«On offre même des projets de stages rémunérés, ce qui ne se fait pas à nulle part ailleurs», précise M. Hamel.

Le Québec aura besoin de 2700 nouveaux paramédics d'ici 2022. Le travail de valorisation de la profession, lui, se poursuit.