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Manquements à l’éthique: le maire Émile Loranger change de cap et plaide finalement coupable

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

Photo d'archives, JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

Revirement inattendu au palais de justice de Québec, mardi matin. Après avoir déposé une requête en arrêt des procédures et réclamé le retrait de son plaidoyer de culpabilité pour des manquements à l’éthique, le maire de L’Ancienne-Lorette a finalement accepté le blâme.

L’avocat qui représentait Émile Loranger – absent lors de l’audition – a confirmé au tribunal le désistement de son client, qui avait déposé en juillet une requête pour faire casser son plaidoyer.

Le juge administratif Thierry Usclat a pris acte du désistement et a ordonné au maire Loranger de lire une lettre d’excuses à la prochaine séance du conseil municipal le 24 septembre.

Rappelons que les parties avaient fait une suggestion commune au juge, soit une suspension de 60 jours. 

Thierry Usclat n’a pas encore officiellement prononcé la peine et a fait savoir qu’il allait rendre sa décision «dans les meilleurs délais».

 Il a sermonné le maire de L’Ancienne-Lorette avec le dépôt de sa requête qui aura eu pour effet «d’empêcher que la justice soit rendue avec célérité» dans cette affaire. 

Poursuivi par la Commission municipale du Québec, le maire Loranger avait plaidé coupable à trois chefs de manquements à l’éthique au début du mois de juillet avant de changer d’avis à la suite de la diffusion, dans les médias, de passages de son interrogatoire qui n'étaient pas à son avantage.

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