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Mirabel veut interdire la distribution automatique du Publisac

Véronique Racine | Agence QMI

Le 1er octobre, Mirabel deviendra la première ville du Québec à interdire la distribution automatique du Publisac. TC Transcontinental, le propriétaire du Publisac, veut contester ce nouveau règlement municipal devant les tribunaux.

Le maire de Mirabel, Jean Bouchard, a expliqué mardi à Qub radio recevoir «des appuis» et «un accueil favorable» de la population et des municipalités voisines pour aller de l’avant avec ce changement à vocation écologique.

«Oui, on a eu une mise en demeure, on est en train de l’analyser, mais je vous dirais que le conseil municipal ira de l’avant, ne reculera pas dans ce dossier-là. Je vais tout de même rencontrer les représentants de Transcontinental [...]. Il faut quand même être ouvert à une discussion, mais forcément, il reste que notre position pour le moment ne change pas. On est bien fier de notre position», a mentionné M. Bouchard à l’animateur de «Franchement dit», Jonathan Trudeau.

Pour sa part, Transcontinental estime que le règlement municipal est illégal, car il ne respecterait pas la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

Le maire de Mirabel a expliqué que la distribution du Publisac se fera «sur une base volontaire» en donnant «le choix à la population». «Il y en a qui veulent l’avoir, mais il y en a qui ne veulent pas l’avoir. Alors ces autocollants-là vont faire en sorte que, au moins, notre population prendra la décision de recevoir ou non ces fameux Publisacs», a-t-il détaillé.

Ainsi, ceux qui veulent recevoir le Publisac devront apposer un autocollant sur leur boîte aux lettres. Autrement, il y aura interdiction de leur distribuer le sac d'encarts publicitaires.

Le maire affirme que la majorité des gens mettent leur Publisac à la poubelle ou au recyclage. «La majorité s’en va dans les sites d’enfouissement», a déploré M. Bouchard. «Le distributeur devra trouver une solution. Vous savez, le Publisac en plastique, est-ce qu’il y a moyen au Québec, aujourd’hui, de le voir sous une autre forme?», s'est interrogé Jean Bouchard.

 

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