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Cinq policiers devant le comité de déontologie policière

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

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Cinq policiers de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-Utenam (SPUM) comparaissent devant le comité de déontologie policière du Québec. Au cours des trois prochaines semaines, leur travail entourant une enquête d’agression sexuelle sera passé au peigne fin.

Le commissaire à la déontologie policière reproche à ces policiers de ne pas avoir fait un suivi adéquat de plaintes concernant de présumées agressions sexuelles perpétrées contre un enfant de 7 ans, de ne pas avoir fait analyser une trousse médico-légale et de ne pas être intervenus pour protéger la victime.

Ces policiers ou ex-policiers sont Pascal Bérubé, Guy Olivier, Normand Ambroise (devenu conseiller au Conseil de bande), Gilbert Vollant et l’actuel chef du corps policier, Raynald Malec.

Lundi, la mère de l’enfant a témoigné. Elle a affirmé avoir porté au moins trois plaintes au service de police et son sentiment est qu’il n’y a pas eu de suivi de ces plaintes.

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat d’un des policiers a souligné que le procureur aux poursuites criminelles et pénales n’avait pas porté d’accusation compte tenu de l’âge mental du plaignant et de contradictions dans le témoignage de sa mère.

Il a soulevé plusieurs éléments tendant à prouver que la plainte avait été prise au sérieux et que des démarches ont permis d'obtenir une ordonnance de la cour interdisant au présumé agresseur d'entrer en contact avec le garçon.

Le signalement de ce cas au comité de déontologie policière a été fait en 2017 par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.