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Le jugement vient appuyer la position du gouvernement sur l’aide médicale à mourir, croit Legault

Vincent Larin | Journal de Québec

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Le premier ministre du Québec, François Legault, voit dans le jugement rendu mercredi une «raison de plus» pour modifier la loi encadrant l’aide médicale à mourir, mais n’exclut pas d’en appeler devant la cour.

«Déjà, on avait annoncé qu’on voulait voir pour élargir la loi dans le cas de certaines personnes qui ne sont pas en fin de vie [...]. Et, bon, on prendra une décision si on va en appel, si on change la loi, on vous reviendra avec ça», a-t-il déclaré à sa sortie du conseil des ministres mercredi, à Québec.

Une juge de la Cour supérieure du Québec a rendu public son jugement très attendu dans le dossier de deux citoyens aux prises avec de graves problèmes de santé, Nicole Gladu et Jean Truchon, mais qui n’étaient pas éligibles à faire une demande d’aide médicale à mourir.

Ainsi, l’aide médicale à mourir sera dorénavant accessible aux personnes dont la mort n’est pas prévisible ou qui ne sont pas en fin de vie, a décidé la juge Christine Baudouin.

Le gouvernement dispose de six mois pour décider s’il porte le jugement en appel ou s’il modifie sa loi pour rendre accessible l’aide médicale à mourir aux gens qui sont maintenant éligibles.

De son côté, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et services sociaux, André Fortin, s’est dit satisfait du jugement et invite le gouvernement à ne pas en appeler de la décision de la juge Baudoin.

«On savait que c’était une loi qui devait être évolutive avec le temps, qui changerait et pour laquelle il y aurait des modifications», a expliqué le député lors du caucus des députés libéraux à Bromont, en Estrie.

Il estime toutefois que le gouvernement devrait consulter la population advenant le cas où il souhaiterait modifier la loi sur l’aide médicale à mourir au-delà de ce qui est exigé par la Cour supérieure.

La députée du Parti québécois, Véronique Hivon, qui avait piloté le projet de loi sur les soins de fin de vie, a dit espérer que le gouvernement de François Legault modifiera la loi selon les critères nouvellement établis par la Cour supérieure.

«C’est une question de compassion, de respect et de dignité», a-t-elle dit.

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