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Poursuite du procès du Dr Vincent Simard

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Le procès du Dr Vincent Simard, accusé de contacts sexuels et d'agression sexuelle sur deux adolescents, se poursuivait pour une troisième journée, mercredi, au palais de justice de Drummondville.

Contre-interrogée depuis mardi après-midi par l'avocat de l'accusé, la seconde présumée victime a éprouvé à certains moments de la difficulté à se remémorer la chronologie des événements, lesquels seraient survenus entre 2014 et 2017.

Dans son témoignage, le plaignant a affirmé avoir vécu des attouchements à trois occasions.

Dans le spa du médecin lors d'une fête d'amis, l'accusé de 35 ans aurait profité du moment où il lui massait une jambe pour lui palper les parties génitales.

Lors d'un autre massage, il lui aurait, sans lui avoir demandé, baissé les pantalons et les sous-vêtements pour lui masser les fesses.

Qualifiant la scène de surréaliste, la présumée victime avait l'impression que l'accusé tentait de lui écarter les jambes avec ses doigts pour lui tâter à nouveau les parties génitales.

Lors d'un troisième événement, le jeune disait avoir des douleurs vives aux testicules et avait accepté que le médecin l'ausculte. Sans utiliser de gants, l'homme lui aurait tâté le pénis et les testicules pour finalement lui conseiller de prendre des acétaminophènes.

Le plaignant, qui avait entre 15 et 17 ans à l'époque, est une connaissance de l'autre présumée victime, qui, elle, est de quelques années plus jeune.

Le médecin faisait preuve d'une grande générosité envers eux, leur donnant de nombreux cadeaux et les emmenant faire plusieurs activités et sorties.

Selon le deuxième plaignant, il entretenait une relation particulière avec l'autre adolescent qu'il surnommait son «coco».

Il aurait même surpris l'accusé et lui aurait déclaré son amour un soir où les deux se trouvaient à sa résidence.

Dans le cadre du contre-interrogatoire de la deuxième présumée victime du Dr Vincent Simard, l'avocat de l'accusé a introduit en preuve des messages textes et Facebook que les deux se sont échangés à partir de janvier 2017.

Le plaignant qui avait entre 15 et 17 ans, à l'époque, a reconnu avoir passé un week-end seul à Montréal avec l'accusé et que c'était ce qu'il lui avait demandé comme cadeau de Noël en décembre 2016.

Dans une carte qui remonte à juin 2017... il reconnait lui avoir écrit un mot de remerciement pour l'achat de son habit de graduation dont il rêvait.

Ces communications se situent dans le temps, après les deux premières agressions présumées qui seraient survenues dans le spa et le salon de l'accusé. L'avocat de la défense a soulevé qu'elles ne témoignent aucunement de l'animosité ou de la détresse qu'aurait dû normalement animer l'adolescent envers son client.

En après-midi, la poursuite a convoqué son troisième et dernier témoin, la mère du plaignant.

La dame l'a décrit comme un ami et confident.

Elle en avait pleinement confiance sans quoi elle n'aurait jamais permis à son fils de partir pendant de longs weekends en voyage.

Le médecin serait devenu anxieux quand un autre homme célibataire s'est lié d'amitié avec la famille.

Il aurait fait «des crises de jalousie» parce qu’il passait beaucoup de temps avec eux, dont l'adolescent.

La famille a rompu les ponts avec l'accusé après une autre crise de sa part survenue en juillet 2017, choqué qu'il était que l'autre ami de la famille les accompagne à La Ronde.

La défense entend faire entendre des témoins, dont le Dr Vincent Simard, qui est accusé de contacts sexuels et d'agression sexuelle sur deux adolescents qui avaient entre 12 et 17 ans.

Le procès se poursuivra donc les 3 et 4 octobre.

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