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Premiers forages pour le troisième lien

Stéphanie Martin | Journal de Québec

En 2014, la Chambre de commerce de Lévis avait entrepris une croisade pour un troisième lien sous-fluvial entre Québec et Lévis. Cette esquisse, qui n’est pas représentative du projet actuel, avait été diffusée.

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En 2014, la Chambre de commerce de Lévis avait entrepris une croisade pour un troisième lien sous-fluvial entre Québec et Lévis. Cette esquisse, qui n’est pas représentative du projet actuel, avait été diffusée.

Le MTQ réalisera au cours des prochaines semaines une première série de forages pour mieux connaître les sols du tracé du troisième lien.

Le ministère des Transports (MTQ) réalisera six sondages dans les prochains jours. Quatre seront effectués à Lévis, un à l’île d’Orléans et un à Québec, a indiqué le porte-parole du Ministère Guillaume Paradis.

Puisqu’il s’agit d’une «première série» de forages, d’autres interventions seront aussi à venir, notamment dans le lit du fleuve.

Les sondages seront d’une profondeur d’une cinquantaine de mètres, et, pour la plupart, situés sur les terres publiques.

S’il y a lieu, les autorisations des propriétaires privés seront nécessaires pour creuser.

Les analyses serviront à connaître les sols présents le long du tracé du tunnel qui doit relier Québec et Lévis en passant sous l’île d’Orléans, selon la version approximative présentée par le ministre François Bonnardel.

Connaître la qualité du roc

On veut «connaître la qualité du roc. On va envoyer des ondes dans le sol et on va regarder comment les ondes se propagent autour des forages», a précisé le porte-parole.

Les données seront ensuite analysées dans les études géotechniques. Celles-ci sont préliminaires à la construction. Elles permettent de connaître avec précision les contraintes liées aux sols lors de la réalisation de tout projet de construction.

Plusieurs autres forages sont à venir. «On n’est pas en mesure de définir (le nombre total) notamment parce qu’on n’a pas le tracé exact», a indiqué M. Paradis.

Les méthodes de forage seront adaptées en fonction du type de sol. Ainsi, elles seront différentes à Lévis, où le roc est plus présent, et à Québec, où les sols sont mous et liquéfiables.

Déjà, les techniciens ont arpenté plus d’une vingtaine de terrains des deux côtés du fleuve et sur l’île dans les dernières semaines pour réaliser un relevé des milieux humides.

Édifice de la hauteur d’un phare?

Par ailleurs, dans son rapport de 2016, le professeur Bruno Massicotte de Polytechnique spécifiait que trois «puits de ventilation munis de ventilateurs» devraient probablement être construits, le long du tracé, dont un à mi-parcours.

Le tracé qu’il avait étudié passait devant la pointe de l’île. Il affirmait donc qu’«à cet endroit, un édifice s’apparentant à un phare serait érigé et relié à la rive par une jetée».

Maintenant que le tracé passe sous l’île, le MTQ envisage-t-il de construire un édifice de cette hauteur sur la terre ferme?

Guillaume Paradis répond qu’il est trop tôt dans le processus pour s’avancer. «On n’est pas capable de déterminer la localisation des puits. On ne s’avancera pas sur la forme que ça va prendre.»

Tunnel entre Québec et Lévis

Environ 9 kilomètres (avec les approches)

Passerait sous la pointe ouest de l’île d’Orléans

Forages

4 à Lévis

1 à l’île d’Orléans

1 à Québec

Serviront à la réalisation des études géotechniques

Relevés de milieux humides

25 terrains visités le long du tracé

Puits de ventilation

Servent à l’évacuation des gaz d’échappement et à l’évacuation en cas d’urgence.

Trois puits prévus : un à chaque extrémité du tunnel et un à mi-parcours*

*Source : Étude de faisabilité technique et des coûts sur le cycle de vie d’un tunnel entre les villes de Lévis et de Québec, Bruno Massicotte, 2016.

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