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Les jeunes de la DPJ au coeur des audiences

Cédérick Caron | Le Journal de Montréal

De jeunes adultes pris en charge par la DPJ dans leur enfance seront les premiers témoins entendus à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

«Il faut commencer par entendre ces jeunes qui ont passé par le système [Direction de la protection de la jeunesse (DPJ)] et qui viendront nous dire comment ils l'ont vécu et les défis auxquels ils ont fait face», a expliqué la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ), Régine Laurent lors d’un point de presse pour faire le point sur le déroulement des audiences.

D’entrée de jeu, Mme Laurent a précisé que le but de la commission n’est pas de blâmer qui que ce soit au sujet du drame qui a coûté la vie à une fillette de Granby plus tôt cette année ou toutes autres situations. C’est à la suite de la mort de la jeune de 7 ans qui était suivie par la DPJ que le gouvernement du Québec a mis sur pied cette commission spéciale.

 

Priorité aux enfants

Questionnée à savoir si elle craignait que les recommandations de sa commission ne soient pas suivies, Mme Laurent a répété qu’elle lutterait pour ne pas que ça arrive.

«Jamais vous n’allez me faire tabletter les enfants du Québec », a clamé Mme Laurent.

Elle a aussi rappelé que c’est entre autres pour éviter que son rapport tombe dans l’oubli que la commission s’est donné le droit de faire des recommandations au gouvernement tout au long des audiences.

«Les enfants n’ont pas le luxe d’attendre», a soutenu Mme Laurent.

Témoignages recherchés

Les premières audiences publiques débuteront le 22 octobre prochain et s’échelonneront jusqu’en décembre. Les commissaires siégeront à raison de 3 jours par semaine. En plus de Montréal, les commissaires se rendront aussi à Québec et à Sept-Îles avant les Fêtes.

Le rapport final de cette commission est attendu pour le 30 novembre 2020.

En raison de la diffusion en direct sur internet des audiences, les témoins ne pourront pas parler de situations ou d’individus qui n’auront pas été mentionnés pendant les rencontres avec les équipes de recherche. On veut ainsi éviter les règlements de compte ou d’éclabousser inutilement des gens. Une travailleuse sociale accompagnera aussi les témoins.

En plus de vouloir entendre ceux qui sont passés par la DPJ lorsqu’ils étaient enfants, la commission Laurent souhaite entendre des parents, des familles des intervenants et des familles d’accueil.

Les expériences peuvent être communiquées à la commission par courriel, via un formulaire sécurisé accessible sur son site internet et par téléphone.

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