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Tous contre Trudeau lors du 1er débat

Jonathan Tremblay

 - Agence QMI

Justin Trudeau a été la cible de nombreuses attaques des trois autres chefs présents lors du premier débat de la campagne électorale fédérale, lui qui a choisi de bouder le rendez-vous organisé jeudi soir à Toronto.

«On peut tous s’entendre ici ce soir pour dire que Justin Trudeau a peur de son bilan», ne s’est pas gêné de rapidement lancer à l’endroit du chef libéral le conservateur Andrew Scheer, lors d’un échange musclé avec ses adversaires, dans le cadre du premier débat menant aux élections fédérales du 21 octobre.

Celui-ci était présenté par le magazine «Maclean’s» et animé par le journaliste Paul Wells, sur les ondes de Citytv.

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«Comme une table à laquelle il manque une patte»

«On a un débat avec 25 % moins de chefs qu’il y a quatre ans. Justin Trudeau n’est pas présent et c’est son droit. On aura un débat quand même sans lui, car on élit un parti et non un président», a laissé entendre d’entrée de jeu l’animateur, indiquant que le lutrin vacant resterait présent à l’écran durant le débat.

Le chef du Parti libéral était à ce moment à Edmonton, en Alberta, dans un rassemblement de son parti.

«Absent pour les citoyens »

«[Justin Trudeau] ne s’est pas présenté pendant quatre ans pour les citoyens. Il ne l’a pas plus fait ce soir», a secondé Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique, estimant toutefois que M. Scheer allait faire encore pire s’il était élu, en éliminant des services aux citoyens, lors d’une question concernant l’économie.

Ces deux chefs avaient mis la table sur les réseaux sociaux au cours de la journée de jeudi, et leurs critiques envers l’absence de Justin Trudeau se sont concrétisées en soirée.

Les enjeux de l’économie, de l’environnement, de l’énergie et des affaires autochtones ont fait partie des sujets abordés durant l’échange de près de deux heures.

Le Québec et la laïcité

La loi québécoise sur la laïcité a fait une brève incursion dans les échanges, lorsque les chefs ont été interrogés sur leurs intentions quant à une éventuelle contestation judiciaire d’Ottawa.

«François Legault vous demande de rester en dehors de ce débat pour toujours, car les Québécois ont décidé. Va-t-il obtenir ce qu’il souhaite?» a questionné l’animateur.

La chef du Parti vert Elizabeth May a souligné qu’elle «laissera le Québec tranquille» par crainte d’alimenter le sentiment «séparatiste» dans la province.

En contrepartie, elle a affirmé vouloir trouver un emploi aux Québécois qui quitteraient éventuellement le Québec à cause de la loi.

Andrew Scheer a quant à lui répété que son parti soutenait la liberté individuelle et qu’il n’imposerait rien à l’échelon fédéral.

«Les gens qui s’opposent à cette législation ou qui s’y opposent peuvent poursuivre en cour et celle-ci prendra une décision, a-t-il insisté. Le gouvernement fédéral [conservateur n’interviendrait] pas.»

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh y est plutôt allé d’une anecdote personnelle, en soulignant que les signes religieux qu’il porte envoient un message d’espoir à ceux qui se sentent marginalisés par la mesure législative.

Justin Trudeau participera à trois des cinq débats. Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, n’avait pas été invité au débat de jeudi.

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