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La vérificatrice générale enquêtera sur le traversier F.-A. Gauthier

Journal de Québec

Les nouvelles révélations concernant les vices de construction du NM F.-A. Gauthier et la surveillance qui en a été faite pendant sa fabrication en Italie ont finalement convaincu le gouvernement de demander à la vérificatrice générale de faire enquête.

Lors d’une mêlée de presse avec M. Dubé en marge du caucus de la CAQ qui se tient à Rivière-du-Loup, le ministre des Transports, François Bonnardel, a expliqué que l’enquête de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, portera sur le processus d’acquisition du F.-A. Gauthier, la surveillance des travaux de construction et la façon dont les ressources humaines ont été gérées lors de la réalisation de ce projet.

«C’est important que les Québécois sachent exactement ce qui s’est passé», a souligné le ministre Bonnardel.

Facture salée

Tel que révélé il y a plusieurs années par notre Bureau parlementaire, le ministre des Transports, François Bonnardel, évalue que le F.-A. Gauthier a coûté environ 220 M$, en incluant les coûts associés à sa construction et à l’adaptation des quais de Matane, Baie-Comeau et Godbout.

Cette somme n’inclut pas tout ce que la Société des traversiers du Québec a dû dépenser en réparations depuis l’acquisition du navire.

«Je n’ai pas les coûts finaux de tout ça. On va les avoir en temps et lieu», s’est limité à dire M. Bonnardel.

Le ministre a indiqué que «des sommes importantes» pourraient être versées par l’assureur du traversier en lien avec certains bris survenus au cours des derniers mois.

Depuis que le NM F.-A. Gauthier a été retiré des eaux, en décembre dernier, la STQ a aussi déboursé d’importantes sommes pour noliser des autobus, des avions, des navires de remplacement. La société d’État a aussi dépensé environ 3,5 M$ sur le vieux Apollo, qui a été envoyé à la casse deux mois après son achat (au coût de 2,1 M$).

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