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Une impureté potentiellement cancérigène détectée dans des médicaments contre les brûlements d'estomac

Agence QMI

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Une impureté possiblement cancérigène, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), a été détectée à de faibles doses dans certains médicaments contenant de la ranitidine, notamment dans le produit offert en vente libre sous le nom de Zantac.

La Food and Drug Administration des États-Unis et Santé Canada ont émis des communiqués vendredi afin d’informer le public de cette situation.

«Santé Canada évalue attentivement la situation, en collaboration avec d'autres organismes de réglementation à l'échelle internationale, [...]. Le ministère prendra des mesures s'il y a lieu et tiendra les Canadiens informés», peut-on lire dans le communiqué de Santé Canada.

Au Canada, la ranitidine est offerte en vente libre pour prévenir et soulager les brûlements d'estomac, mais aussi sous ordonnance pour réduire l'acide gastrique ainsi que pour traiter et prévenir diverses affections, «comme les brûlements d'estomac, les ulcères à l'estomac ou à l'intestin et le reflux gastro-œsophagien (RGO) pathologique».

«La NDMA est classée parmi les agents cancérogènes possibles pour l'humain, ce qui veut dire qu'une exposition à long terme à des concentrations dépassant celles jugées sûres pourrait accroître le risque de cancer, a expliqué Santé Canada. Nous sommes tous exposés à de faibles concentrations de NDMA, que l'on trouve dans certains aliments (comme les viandes, les produits laitiers et les légumes) et dans l'eau potable. La NDMA ne devrait pas avoir d'effets nocifs en cas d'ingestion à de très faibles concentrations.»

Le ministère dit qu’il examine la question avec des homologues internationaux pour «mieux comprendre l'enjeu et pour déterminer si les Canadiens sont exposés à un risque». Il assure qu’il interviendra «si un risque est découvert et continuera de transmettre les nouveaux renseignements sur l'innocuité à la population».

L’an dernier, Santé Canada avait rappelé des comprimés de Valsartan produits en Chine en raison de la présence détectée de N-nitrosodiméthylamine. Le Valsartan est un médicament prescrit contre l'hypertension.

Santé Canada a souligné vendredi qu’il «s'attaque activement au problème de la présence de NDMA et d'impuretés du même genre» dans les «sartan» prescrits contre l'hypertension et qu’«il élargit son champ d'intervention pour déterminer la possibilité de présence de nitrosamines dans les médicaments autres que les «sartan»».