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«J.E.»: toujours au service du citoyen

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

COURTOISIE TVA NOUVELLES

Aider les gens, donner une voix aux victimes, débusquer les injustices, dénoncer les fraudes et les abus: au cours de sa 27e saison, qui débutera le 19 septembre, «J.E.» resserrera encore davantage son mandat d’être au service du citoyen, de prendre sa défense.

«J.E.», le jeudi, à 21 h, à TVA, dès le 19 septembre. En rediffusion à LCN le samedi, à 12 h 30, et le dimanche, à 17 h 30.

Une publicité qui a roulé à la télévision pendant l’été n’a pas tardé à porter ses fruits: l’équipe de «J.E.» a comptabilisé plus de 2000 messages téléphoniques, par courriel et sur Facebook reçus en un mois, signe que l’émission a encore un grand impact dans la population.

«On n’arrive même pas à vider la boîte vocale, tellement il y a des gens qui nous appellent! Les gens se tournent encore vers "J.E." parce qu’ils sont démunis et ne savent plus quoi faire. Parfois, on est leur dernier recours. On est là pour les écouter et les dénoncer pour eux», résume Marie-Christine Bergeron, animatrice de la tribune d’affaires publiques pour une deuxième saison.

Communauté religieuse

Elle-même et ses collègues reporters Félix Séguin, Élizabeth Laplante et Denis Therriault travaillent en parallèle sur des enquêtes de longue haleine, chacun fouillant ses dossiers en profondeur avec le support de ses partenaires.

Ce qui n’empêche pas que «J.E.» pourra toujours, au besoin, se déployer en direct lorsque l’actualité le commandera, comme ce fut le cas en octobre 2018, au moment du meurtre de la jeune Ophélie Martin-Cyr.

Lors du premier rendez-vous de l’automne, ce jeudi 19 septembre, il sera question d’une communauté religieuse implantée au Québec, «près de chez vous», indique Marie-Christine Bergeron, responsable de cette enquête qui s’annonce troublante.

Pesant ses mots pour ne pas dévoiler ses inquiétantes découvertes, et aussi parce que le sujet est délicat, la journaliste laisse néanmoins entendre que le reportage pourrait créer des vagues.

«Vous allez tomber en bas de votre chaise, prévient-elle. On va parler de l’éducation des enfants au sein de cette communauté religieuse et des valeurs qui y sont véhiculées et enseignées. On a beaucoup de témoignages d’anciens disciples.»

Tous les secteurs seront scrutés par les troupes de «J.E.» cette année: la santé, l’éducation, les affaires, la construction, etc.

«On touche à tous les milieux où il peut y avoir des injustices, des fraudes, de l’abus physique ou psychologique, énumère Marie-Christine Bergeron. "J.E." a toujours été une émission au service des gens, et on nous a refocalisés sur cette mission d’aider les victimes de fraude, d’agressions physiques, de harcèlement psychologique, d’être la voix des personnes qui ne sont pas toujours entendues, qui veulent dénoncer et qui ne peuvent pas le faire parce qu’elles ont peur des représailles. On a des moyens techniques pour préserver l’anonymat des gens.»

Pas de studio

Encore une fois, histoire de se coller à la réalité du public, Marie-Christine Bergeron et ses acolytes se déplaceront un peu partout au gré de leurs recherches et leurs rencontres.

«On se rapproche plus que jamais des gens. On va en région, partout au Québec, pas seulement à Montréal. Moi, j’anime sur le terrain. Pas de studio cette année!»

«J.E.» a beau approcher la trentaine, en plus d’avoir changé de formule et d’hôtes à quelques reprises au fil des ans, en cette ère où le citoyen n’a jamais eu autant de moyens de s’exprimer, Marie-Christine Bergeron affirme que le sceau de crédibilité accolé à l’émission demeure intact et puissant.

«Avec tout ce qui se passe au sein des services policiers, il y a beaucoup de cynisme qui s’installe, de craintes de ne pas avoir une justice équitable, de ne pas être entendu. "J.E." occupe encore une grande place dans le cœur des Québécois. Je pense qu’on a encore notre place, et quand on voit le nombre de messages et de courriels qu’on reçoit, je me dis qu’on sert à quelque chose. C’est plus qu’une émission, c’est un service», décrète celle qui dit adorer aller confronter criminels et tricheurs de toutes sortes.

«Moi, quand j’étais jeune et que je voulais être journaliste, c’était pour que mon travail aide, ait un impact sur la vie des gens. Ça me choque de voir des gens sans ressources, qui sont victimes. Je suis hyper sensible et empathique, et je pense que c’est ce qui fait qu’on est de bons journalistes. Quand on comprend ce que les gens vivent, on peut se mettre à leur place.»