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Mise en garde contre une possible interférence russe

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le Canada n’est pas à l’abri d’une interférence russe pendant la campagne électorale, notamment en raison de la question de la souveraineté sur l'Arctique.

C’est ce que laisse entendre le chercheur Sergey Sukhankin dans une étude publiée récemment par l’Institut canadien des affaires mondiales de l’Université de Calgary, en Alberta.

«Dans les années qui ont suivi la dissolution de l’URSS en 1990, la Russie a utilisé les avancées technologiques pour créer de nouveaux canaux plus diversifiés pour la propagation de la propagande et de la désinformation», note-t-il dans son étude.

L’auteur est d’avis que la question de l'Arctique est un des sujets qui pourraient inciter les Russes à interférer dans la présente campagne. Sur ce sujet, la Russie ne s’entend pas avec le Canada et les autres pays de l’OTAN, qui ne cessent d’accroître des forces pour contrer la présence russe dans le secteur et protéger les voies navigables.

Par ailleurs, l’étude souligne que comme toutes les démocraties, le Canada n’exerce aucun contrôle sur les médias, aussi bien traditionnels que sociaux comme Twitter et Facebook. Ce qui pourrait pousser la Russie à se lancer dans une campagne de propagande et de désinformation.

«Cependant, les ressources de la Russie sont limitées et ses capacités contre le Canada sont limitées. Le péril existe, mais il ne faut ni le sous-estimer ni le surestimer.»

L’auteur explique notamment que dans le cas du Canada, la propagande russe est principalement destinée aux Russes et non pour les Canadiens. L’idée est de faire ressortir le côté «sombre» de la démocratie et du libéralisme.

Rappelons que pour se protéger contre les menaces qui pèsent sur les élections fédérales, Ottawa a mis en place une équipe dotée du mandat «d’informer la population canadienne de façon cohérente et uniforme, durant la période électorale, des incidents pouvant menacer la tenue d’élections libres et justes au pays».