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Devenir proche aidant est un processus «sournois»

Agence QMI

Les proches aidants se retrouvent souvent imbriqués dans un processus «sournois» au cours duquel leur rôle devient de plus en plus demandant, souligne un organisme qui a lancé une campagne de sensibilisation pour les nouveaux proches aidants.

Depuis vendredi, il est possible de trouver en ligne les capsules «Je suis proche aidant» du Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal, qui s'adressent aux gens qui commencent à aider un proche.

«Notre but, c'est de sensibiliser les proches aidants en début de parcours, parce que trop souvent, on se rend compte qu'ils ne se reconnaissent pas dans l'identité du terme "proche aidant"», a expliqué dimanche la directrice de l'organisme, Nathalie Déziel, en entrevue au «Québec Matin», à LCN.

Mme Déziel a rappelé que plusieurs tâches peuvent se retrouver dans la cour des proches aidants, que l'on pense à la prise de médicaments, à l'hygiène, aux rendez-vous médicaux ou même à l'entretien du logis du patient.

«Parfois, ça va être sournois, dans le sens que ça commence par de petites choses, de petites visites, de petites attentions, mais éventuellement, la tâche va s'alourdir et les gens vont déborder et avoir de la difficulté à aller chercher de l'aide», a-t-elle souligné.

«Il ne faut pas attendre d'être dépassé avant d'aller chercher de l'aide», a poursuivi la directrice, en rappelant qu'il existe de nombreuses ressources pouvant apporter un coup de pouce aux proches aidants.

Par ailleurs, Mme Déziel se dit encouragée par ce qu'elle voit de Québec et de la ministre des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais. «Je pense qu'actuellement, il y a une conjoncture qui fait qu'on est de plus en plus reconnu. C'est le moment idéal pour en parler», a-t-elle affirmé.

Il est possible d'en apprendre davantage sur la campagne du Regroupement à l'adresse jesuisprocheaidant.com.