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Retour prometteur pour Mika

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Mika prépare son retour. À quelques jours du lancement de son cinquième album original, «My Name Is Michael Holbrook», qui paraîtra le 4 octobre, le coloré chanteur était de passage au Théâtre Corona, dimanche, pour le premier de deux concerts à Montréal. Un rendez-vous avec ses admirateurs qui laissait présager un retour éclatant pour l’idole pop.

N’ayant pas proposé de disque depuis 2015 - année à laquelle remontent la sortie de «No Place in Heaven» et son tube «Boum Boum Boum» -, il y a déjà un moment que Mika n’a pas cartonné aux palmarès.

Mais l’accueil que lui réservait une assistance bruyante et entichée de 985 âmes, dans un Corona qui affichait complet, dimanche, indiquait hors de tout doute que les projecteurs sont loin d’être éteints pour lui. Cris d’effusion, «On t’aime, Mika!» répétés, devant un artiste généreux, né pour briller, ont bien prouvé que l’engouement pour ce dernier est intact.

La foule l’a joyeusement accueilli au son du premier extrait de sa nouvelle collection, la pimpante - pourrait-il en être autrement avec Mika? - «Ice Cream». À n’en pas douter, la ritournelle deviendra probablement une bombe radio, comme nombre d’autres morceaux de son répertoire.

Flamboyant

Le personnage n’a rien perdu de sa flamboyance ; son veston et son pantalon tout de rouge vif, sa collerette blanche et son énergie indéniable, qui a rapidement embrasé les lieux.

Il s’est ensuite adressé à la salle en français. «Ça fait quatre ans», a-t-il commencé.

Une sonorisation déficiente a fait en sorte qu’on a eu du mal à comprendre le reste de sa petite introduction. N’empêche, on l’a bien entendu lorsqu’il s’est autoproclamé jaloux, confession qui a introduit la toute fraîche «Dear Jealousy».

Au bout de deux chansons, sa veste avait fichu le camp; notre homme avait sans doute chaud, à s’égosiller de son timbre aigu si caractéristique en sautillant d’une extrémité à l’autre de son espace. Mika avait la mèche mouillée de sueur collée au front à la fin de «Relax (Take It Easy)», premier de ses grands succès qu’on pouvait espérer, lequel a ravi le public.

L’artiste était là pour promouvoir son nouveau matériel, mais il n’a pas négligé d’équilibrer son programme avec plusieurs de ses anciens titres à sensation. C’était réjouissant de voir les paires de bras haut levés, se balancer de gauche à droite, sur «Origin of Love».

Proche de son monde au propre comme au figuré, Michael Holbrook s’est offert un bain de foule en descendant au parterre pour interpréter «Big Girl (You Are Beautiful)» au milieu de ses fidèles. Il est ensuite remonté sur son trône pour la compléter, en bondissant toujours plus haut, toujours plus survolté.

Mika a plus tard pris place au piano pour un segment plus tranquille, alignant «Tiny Love», «Blue» et «Underwater», non sans avoir d’abord blagué qu’il «bouffe tellement» chaque fois qu’il vient à Montréal.

Après s’est amorcée une «Lollipop» dépouillée à laquelle le Corona tout entier a participé avec ferveur, puis est venue l’attendue et vitaminée «Elle me dit», qui aurait sûrement pu faire se déhancher tout le quartier Petite-Bourgogne, avant un quasi-recueillement sur la jolie «Happy Ending».

Mika se produira à nouveau au Corona lundi dans le cadre de sa tournée «Tiny Love Tiny Tour».