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Il donne une deuxième vie à ses vieux électros

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

Antoine Lacroix

Un restaurateur d’électroménagers antiques de Sherbrooke souhaite donner une deuxième vie à des produits si bien que ses clients pourraient les léguer à leurs enfants.

«Au lieu que ça se retrouve au dépotoir, j’aime mieux passer plusieurs heures sur un électro et les remettre comme neuf. Après, ils peuvent durer encore 20, 30, même 40 ans. C’était fait très robuste dans le temps, ça coûterait une fortune aujourd’hui les fabriquer comme ça», a expliqué François Dubuc, propriétaire d’Antique Électro, lorsque rencontré à la Foire Écosphère de Montréal.

Depuis 2002, l’artisan restaurateur a développé une passion pour les électroménagers antiques. Frigos et cuisinières des années 10 jusqu’aux années 50 ne lui résistent plus.

«Je prends le temps de tout analyser les besoins de l’appareil. Quels mécanismes sont encore bons, lesquels nécessitent d’être remplacés, tout ce qui doit être nettoyé. C’est facilement de 50 à 80 heures par appareil, parfois davantage», indique l’homme de 48 ans.

Part pour l’environnement

Pour François Dubuc, recycler et restaurer ces électroménagers qui ont été négligés est sa manière de faire sa part pour l’environnement.

«Je ne dis pas que ça va régler toutes les problématiques du futur de notre planète, mais il faut bien commencer quelque part. J’essaie de faire le moins de gaspillage possible, je trouve ça important. Et à l’ère de l’obsolescence programmée, si de mon côté je peux faire des produits durables», a-t-il fait valoir.

Selon lui, il a réussi à réparer plus de 500 appareils depuis le début de sa carrière. Dans son entrepôt, il en compte présentement plus d’une centaine en attente de se faire donner une deuxième vie.

Pour redonner aux enfants

«J’en ai restauré au complet, environ 300, je dirais. Mais je me déplace à domicile aussi. Les gens me contactent, et je peux aller faire des réparations plus mineures sur des électroménagers. Le but est qu’un jour, ils puissent les redonner à leurs enfants», a-t-il souligné, ajoutant qu’il peut personnaliser les objets selon les exigences de ses clients.

Il vend les appareils entre 1000 $ et 6000 $, selon la rareté de l’objet et le temps qu’il a dû mettre pour le remettre presque à neuf.

«Je tire vraiment une fierté de voir le avant et le après, où l’électro était tout abîmé en arrivant et qu’il repart après pas mal d’amour et d’attention en ayant l’air comme sorti de l’usine.»