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Le salaire des élus en Estrie fait réagir

Jasmin Dumas | Agence QMI

La publication du salaire des élus municipaux par notre Bureau d’enquête continue de faire réagir, notamment en Estrie où des maires et mairesses constatent une disproportion entre les municipalités.

À Saint-Denis-de-Brompton, le taux horaire du maire Jean-Luc Beauchemin est inférieur au salaire minimum.

«Je considère que je consacre au moins 50 heures par semaine à mes fonctions de maire. Les responsabilités sont les mêmes que dans une grande ville et nous avons de plus petites équipes», explique M. Beauchemin qui touche un salaire d’environ 11,27 $ l’heure (29 295 $ annuellement).

À 12,86 $ l’heure, le salaire de la mairesse de Cookshire-Eaton est à peine plus élevé. Elle estime mettre 60 heures par semaine dans son travail d’élue.

S’il y a bien un élu qui peut témoigner de l’imposante charge de travail, c’est le maire de Granby, Pascal Bonin. Il a dû s’absenter deux mois en raison d’un épuisement professionnel.

«Je travaillais 100 heures par semaine parce que je voulais être à la hauteur, mais c’était trop, a confié M. Bonin. Maintenant je m’impose un maximum de 60 heures par semaine et savez-vous quoi, je suis plus efficace que je l’étais!»

Pascal Bonin touche un salaire de 119 484 $ par année.

«Il y a des maires et mairesses de plus petites villes qui gagnent plus que moi, mais ça ne me dérange pas, tant mieux pour eux, dit M. Bonin. Moi je vis bien et je me considère choyé.»

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, est le 16e élu le mieux payé du Québec.

«Seizième même si Sherbrooke est la sixième ville la plus populeuse au Québec. Je suis à l’aise avec ça», a commenté M. Lussier.