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Les partisans montréalais ravis par Bianca Andreescu

Philippe Asselin

 - Agence QMI

C’est devant plus d’une centaine de partisans conquis que Bianca Andreescu a repris sa raquette pour la première fois depuis son sacre aux Internationaux de tennis des États-Unis, lundi, au Stade IGA.

La jeune sensation de 19 ans reprenait l’entraînement en vue de la portion asiatique de la campagne 2019, elle qui reprendra l’action au tournoi de Pékin, en Chine, dans un peu moins de deux semaines.

Parmi les amateurs présents, il y avait plusieurs mamans accompagnées de leurs jeunes filles, dont Chiara Laricchiuta et sa fille Eva.

«Ma fille pratique le tennis et je voulais qu’elle puisse voir son idole en vrai», a dit la mère de famille. Comme parent, de voir Bianca Andreescu remporter un tournoi du Grand Chelem, c’est très inspirant. Nous sommes très émotives de la voir jouer devant nous aujourd’hui [lundi].»

Le directeur de la Coupe Rogers de Montréal et vice-président de Tennis-Canada, Eugène Lapierre, était également présent, lui qui était bien heureux de la communion entre l’athlète et son public québécois.

«Nous aurions aimé avoir plus de temps pour nous préparer et avoir encore plus d’amateurs présents, mais les choses se sont déroulées de façon précipitée. Elle a pris la décision de venir s’entraîner à Montréal plutôt que de rester à Toronto. Je pense que nous lui avons fait un clin d’œil qu’elle apprécie», a-t-il indiqué.

Un peu comme à la maison

Après être passée par les villes ontariennes de Toronto et de Mississauga, Andreescu a décidé de peaufiner sa préparation dans la métropole québécoise, elle qui a entre autres été formée au Centre national de tennis de Montréal.

Même si elle n’a jamais été à plein temps dans les installations du parc Jarry, lors des années charnières de son apprentissage, la cinquième raquette mondiale y a tout de même passé énormément de temps.

«Je me souviens qu’elle était toujours rendue ici, elle aimait beaucoup la vie à Montréal. Elle revient dans ses souliers au State IGA», s’est rappelé Lapierre.

«[Le Centre national] a permis à tout le monde d’élever son niveau. [...] Même chez les athlètes qui ont fait le choix de ne pas s’établir à Montréal pour une période de trois ou quatre ans, ils ont les mêmes critères d’excellence. Nous les suivons, aidons, entraînons et ainsi de suite. Le Centre a élevé le niveau de jeu de tous. Nous voyons des résultats et c’est très encourageant», a ajouté le grand manitou de la Coupe Rogers de Montréal.

Si les succès d’Andreescu et de ses compatriotes évoluant sur le circuit mondial sont reliés au Centre national, leurs succès à eux auront un impact direct sur l’institution, notamment en raison de leurs présences à la Coupe Rogers.

«Si la Coupe Rogers a du succès, ç’a revient dans notre système de développement, a exprimé Lapierre. Tout l’argent que nous faisons, nous le réinvestissons dans notre sport. Maintenant, ce sont les joueurs que nous avons formés dans le système qui vont contribuer au succès de la Coupe Rogers. C’est la roue qui tourne.»

De gros impacts

La victoire d’Andreescu aura également un effet sur la pratique du tennis au Canada, selon Lapierre.

«Nous ne voyons que le début [des effets de la victoire d’Andreescu]. Il est certain que cela aura un impact sur la pratique du sport, comme lorsque Milos Raonic ou Eugenie Bouchard ont fait des finales à Wimbledon. Cette fois-ci, il s’agit d’un championnat et nous espérons qu’il y en aura d’autres. Non seulement pour elle, mais aussi pour nos jeunes garçons. Nous avons de belles années à venir!»

En attendant de pouvoir quantifier les triomphes, présents et futurs, des tennismen et tenniswomen canadiens, ils ont déjà une conséquence sur les attentes des amateurs.

«Les premières fois que je venais au stade du parc Jarry, c’était dans le temps de [Simon] Larose. S’il passait au deuxième tour, nous perdions presque connaissance. Maintenant, la barre est haute pour les Canadiens et les Canadiennes. S’ils n’atteignent pas les quarts de finale, nous sommes déçus», a exprimé Richard Gauvin, qui ne voulait pas rater l’occasion de célébrer Andreescu.

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