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Les évêques veulent rassurer les victimes d'abus sexuels

Charel Traversy | TVA Nouvelles

L’Assemblée des évêques du Québec est réunie à Trois-Rivières et a voulu faire le point sur les nombreux scandales sexuels qui ont éclaboussé l'Église.

Les évêques disent que l'époque du secret est révolue et encouragent les victimes qui portent encore ce lourd secret à dénoncer. En point de presse, l’Assemblée mentionne vouloir être plus transparente et avoir mis des mécanismes en place pour écouter les victimes.

En 2018, les évêques du Canada ont émis 69 recommandations. Depuis, des mesures ont été ajoutées dans les diocèses du Québec, entre autres une ligne d’écoute pour les victimes. Les antécédents du personnel et des bénévoles sont vérifiés.

«Il y a beaucoup de travail qui se fait dans les diocèses et nous voulons faire connaître ce travail. Et comment on a cette sollicitude envers les victimes c'est d'abord notre priorité numéro un», affirme Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield.

«Il y a une confiance à rebâtir et ça, c’est long. C’est facile à briser, mais c’est long à rebâtir. Mais quand on parle d'accueil, de transparence, d'aider à dénoncer, de collaboration avec les autorités, de formation, de prévention, ce sont des choses qui aident à rebâtir», explique le cardinal Gérald Cyprien Lacroix.

Pour Solange Bolduc qui est une victime d’abus sexuels et qui est restée pendant 13 ans dans les pensionnats, les déclarations des évêques ne sont pas sincères. «Je pense que c’est de l’hypocrisie pure et simple. Je les trouve malhonnêtes. Je n’accepte pas leurs excuses», a-t-elle confié à TVA Nouvelles.