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Céline Dion a rencontré les médias dans le plus grand secret

Marie-Andrée Poulin | TVA Nouvelles

C'est aujourd'hui, au Centre Vidéotron, à Québec, que s'amorce la nouvelle tournée de Céline Dion, «Courage».

Dans le plus grand secret, la diva avait donné rendez-vous à certains journalistes triés sur le volet, à l'hôtel Four Seasons du centre-ville de Montréal, le 4 septembre dernier.

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Le contenu de cette entrevue ne pouvait être révélé avant aujourd'hui, jour de la grande première mondiale de la tournée «Courage».

Les journalistes ont d'abord été conviés à une session d'écoute de l'album, plus précisément, de certaines chansons de ce nouvel album anglophone «Courage» qui sortira le 15 novembre.

Huit pièces au total, dont quatre: «Imperfections», «Courage», «Lying Down» et «Flying on my own», se retrouveront officiellement sur cet opus tant attendu.

Céline en pleine possession de ses moyens

L'artiste était en pleine forme et heureuse de rencontrer les journalistes.

Dans une autre suite spécialement aménagée pour les entrevues, Céline était entourée de plusieurs membres de son équipe et du danseur, styliste, chorégraphe et danseur, devenu grand ami, Pepe Muñoz.

Elle a accordé une entrevue à la journaliste culturelle de TVA Nouvelles, Marie-Andrée Poulin.

- René était très présent lors des enregistrements. Qui est maintenant votre «première écoute» lorsque vient le moment de choisir les chansons?

«Il y avait tellement de chansons qu'on recevait de partout, que René n'était pas la première écoute. Il recevait parfois 50 chansons par jour, des fois 30, des fois 100. Il fallait qu'il réponde au courrier, aux courriels, aux demandes d'entrevues. Ce n’était pas évident, il s'occupait de ma carrière, on voyageait... donc, il y a des gens de notre équipe: Dave Pettel, Denis Savage, l'équipe de Sony, des gens avec qui on travaille depuis la majorité de ma carrière, pour ne pas dire depuis le début de ma carrière. Pour ce qui est du choix final, ça c'est toujours moi.»

- Pourquoi avoir choisi d'interpréter «Flying on my own» lors des derniers spectacles à Las Vegas et d'en faire le premier extrait de l'album?

«Parce que c'était la fin de Las Vegas et le départ d'un nouveau chapitre dans ma vie qui était un nouvel album et une nouvelle tournée. «Flying on my own», voler de mes propres ailes, faire un album sans René pour la première fois, préparer une nouvelle tournée à travers les shows de Vegas alors l'agenda était booké incroyablement. Il y avait des spectacles, des répétitions pour la nouvelle tournée, entre tout ça, être maman, 2 jours «off» et dans les 2 jours «off», un jour avec les enfants, un jour en studio pour avancer l'album. Ç'a été beaucoup, mais on a réussi, avec une grande difficulté, dans le bon sens, avec l'aide de tout le monde, on a réussi à choisir des chansons.»

- La pièce titre de l'album qui est aussi le nom de la tournée «Courage» a attiré mon attention d'une façon plus marquée parce que lorsqu'elle chante, elle s'adresse au courage: «I'm standing in front of something new, you're all I got to hold on to, it's not easy when you're not here with me».

«Je sais pas si je parle au courage ou si c'est le courage qui me parle. Je parle à ma propre réflexion, à moi-même en me disant à un certain moment, reste forte, n'aie pas peur d'avoir le droit de parole par exemple. René s'occupait de tout, et maintenant, vous savez que c'est mon premier album sans lui, en anglais, donc ç’a été quand même de prendre les guides en quelque sorte. D'avoir «Courage» je me disais, ça peut pas être plus approprié, c'est de me dire à moi «t'es capable Céline, t'as du courage, t'élèves tes enfants, tu finis tes shows, René t'a montré beaucoup, il t'a donné le restant de sa force, tu as des ailes pour voler, t'es au meilleur de ta vie, t'es capable de dire non, t'es capable d'aller voir les gens avec qui tu travailles (... )» j'ai pas peur d'assumer les pensées qui me viennent en tête.»

- Quels sont les plus grands changements que la fin de Vegas a apportés dans votre quotidien?

«Depuis les quatre derniers mois, être à la maison, deux épluchettes de blé d'Inde, voir toute ma famille, voir ma mère (....) mes enfants sont émerveillés de pouvoir jouer dehors avec des pulls à manches longues, de ne pas se faire brûler les pieds parce qu'il fait très chaud (...) quand on est ici on apprécie d'être à la maison et d'être chez soi. On a un petit jardin, les enfants vont se chercher des tomates, on a des concombres, de la laitue, des betteraves, d'avoir un jardin c'est quelque chose d'extraordinaire et pour moi c'est ça la vie. On fait l'école à la maison et moi, mon rôle de maman, c'est leur apprendre l'école de la vie. Moi, j'ai pas été à l'école longtemps, mais j'ai voyagé beaucoup avec mon grand fils de 18 ans, on a voyagé le monde. Mes trois enfants sont à l'école à la maison, c'est réconfortant. C'est la première fois, cette fois-ci, que je pars en tournée sans eux parce que j'ai passé par-dessus mes sentiments de mère et parce que les déplacements sont différents. Quand on était à Paris pour trois mois, je faisais les allers-retours en avion, les villes sont proches, je revenais coucher avec eux, je passais les journées de congé avec eux, je pouvais aller à l'Opéra, je pouvais sortir, aller dans les restos, il y a tellement à faire à Paris, c'était merveilleux! J'ai vécu des choses extraordinaires, j'ai découvert la vie. J'ai découvert des amis, je me suis permise de voler de mes propres ailes, de me permettre de découvrir des choses, que la vie continue et que c'est correct que je me permette ça. Cette fois-ci, les déplacements sont plus fréquents et la logistique plus difficile. Je me dis pour le bien de mes enfants, je vais être une bonne mère, je vais prendre sur moi. Deux à trois fois maximum, je ne verrai pas les enfants pour deux semaines, deux semaines et demie.»

- Comment vous composez et gérez tout ce qui se dit, qui circule: les rumeurs, les commentaires, les photos, les articles sur la toile et sur les réseaux sociaux?

«Premièrement, je vais t'arrêter tout de suite, comme ça on va pouvoir passer à une autre question. Je gère rien pantoute, j'écoute rien, je lis rien. I know nothing, I hear nothing, I saw nothing, non je veux rien savoir. Si vous voulez le savoir demandez-le-moi: ''Qu'est-ce qui se dit? Quelque chose qu'il faudrait que je sache?''»

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