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Sublime Céline

Cédric Bélanger | Journal de Québec

La reine a repris son trône. Dans un Centre Vidéotron conquis et rempli à pleine capacité pour la première mondiale de sa tournée Courage, mercredi soir, Céline Dion a brillé de tous ses feux dans un spectacle digne de son statut de grande star internationale.

Après une chanson, c’était réglé. Élevée sur scène sur une plateforme, seule pendant que ses 14 musiciens et trois choristes étaient dissimulés derrière une structure rectangulaire à trois écrans, Céline Dion s’est tout de suite attaquée à It’s All Coming Back To Me.

 

Voix impeccable, scénographie à la fois éclatante et raffinée, on savait dès lors que ce serait un autre triomphe.

Dans une robe rouge scintillante dévoilant sa jambe gauche, elle a conclu en levant le poing, l’air soulagée, pendant que la foule l’applaudissait à tout rompre. Car malgré sa vaste expérience, et de son propre aveu, elle était nerveuse, notre Céline.

« C’est la première fois que je m’implique autant dans la préparation d’un spectacle. Avant, j’avais un partenaire qui était pas pire là-dedans », a-t-elle lancé dans un clin d’œil à son cher René.

Sa nervosité s’est d’ailleurs fait sentir plus loin, quand elle a dû recommencer sa nouveauté, Courage, après avoir oublié les paroles.

La classe de Céline

Ce fut le seul mini faux-pas de ce spectacle visuellement admirable et qui contenait tous les succès que les fans étaient en droit d'espérer.

La large scène constamment baignée de lumière, qui a notamment pris de superbes teintes rouges pendant que tout le monde dansait sur I’m Alive, valait le coup d’œil avec ses écrans amovibles de toutes les tailles qui nous permettaient de voir la chanteuse de près.

Même ravissement pour les tenues de Céline, classiques tout en rappelant qu’elle est désormais une icône de la mode.

Blagueuse comme c’est son habitude, elle a quand même voulu rassurer ses fans lorsqu’elle a enfilé une blouse aux manches hyper bouffantes. « Inquiétez-vous pas, je n’arriverai pas sans pantalon plus tard. »

Elle est plutôt revenue dans une robe noire transparente, sexy et raffinée. La grande classe.

Priorité la musique

Contrairement à 2016, elle a évité de trop parler et laissé toute la place à la musique. À ce niveau, c’était l’abondance. Vingt-neuf titres au total, dont dix en français et pas les moindres : L’amour existe encore, S’il suffisait d’aimer, Dans un autre monde et d’autres perles de son répertoire. Elle est même remontée jusqu’à 1991 pour en ressortir la jolie Ziggy.

Le plus grand frisson? Certainement quand ses cordes vocales ont atteint la stratosphère durant l’imparable finale de All By Myself. Impossible de rester de glace devant un tel déferlement d’émotions.

Céline a aussi eu la bonne idée d’inviter son choriste des vingt dernières années, Barsev Valsaint, le temps d’un charmant duo sur The Beauty and the Beast.

Finale enlevante

Si les nouveautés Courage, Lying Down, encore fraiches d’hier matin, n’ont pas suscité de grand élan d’enthousiasme, Céline s’est bien reprise dans le dernier segment du concert, très enlevant grâce au jumelage de reprises de David Bowie, Queen et Prince à ses propres succès River Deep Mountain High et Flying On My Own, le premier extrait du nouvel album.

Mais le plus beau était à venir. Dans une majestueuse robe d’une blancheur immaculée, elle a amorcé le rappel en chantant My Heart Will Go On pendant qu’une centaine de drones colorés volaient autour d’elle. Tout simplement sublime.

Puis, tout le Centre Vidéotron s’est joint à elle pour chanter d’une seule et même voix Pour que tu m’aimes encore. « Merci beaucoup Québec, je vous adore », a ensuite lancé Céline Dion avant de repartir sous la scène après deux heures d’un spectacle qui, sans l’ombre d’un doute, ravira ses admirateurs partout dans le monde.

***Céline Dion remet ça à Québec vendredi et samedi. Elle prend ensuite le chemin de Montréal pour une série de six concerts au Centre Bell, les 26, 27 et 30 septembre et les 1er, 4 et 5 octobre.

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