/news/politics

«On n’est pas en train de redonner confiance à la population»

Agence QMI et TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le Parti libéral du Québec attendra de rencontrer le candidat du gouvernement du Québec pour diriger l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avant de prendre une décision et déplore que son nom ait été rendu public.

À LIRE AUSSI

La CAQ choisit Frédérick Gaudreau pour diriger l'UPAC

«De la manière dont c’est parti, on n’est pas en train de redonner confiance à la population», a fait valoir le leader parlementaire du PLQ, Marc Tanguay, mercredi, avant la période de questions.

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a retenu Frédérick Gaudreau comme candidat pour occuper le poste de commissaire de l’UPAC, lui qui occupe déjà ce poste par intérim, a-t-on appris mardi.

Comme il doit être nommé par un vote aux deux tiers des députés, la CAQ doit s’assurer de l’appui d’au moins un parti d’opposition.

Le Parti québécois et Québec solidaire ont déjà annoncé qu’ils étaient contre cette nomination puisqu’ils souhaitent qu’un civil soit nommé à la tête de l’UPAC.

«Nous voulons un civil à la tête de l'UPAC, c'est une organisation qui est dysfonctionnelle; c'est la police qui enquête sur la police, il y a un climat de méfiance», soutient la porte-parole du PQ en matière de sécurité publique Lorraine Richard.

«Est-ce qu'il va être capable de nous démontrer qu'il n'était pas partie prenante des chicanes de l'ancien régime et qu'il a une vision claire de comment aller plus loin et redorer le blason de cette institution?» demande son homologue solidaire, Alexandre Leduc.

Frédérick Gaudreau devra répondre aux questions de quatre députés qui détermineront si leur formation appui sa candidature. Il s'agit d'un test pour la ministre de Sécurité publique.

«Je m'attends à ce que tous respectent le processus, soutient la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Je m'attends à ce que tout le monde évite de tomber dans une joute politique, parce que tout le monde s'élève au-dessus de la partisanerie, et ce, dans l'intérêt supérieur de l'UPAC.»