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Suicide de Kim Pettersen: le Bureau du coroner devra à nouveau faire enquête

Agence QMI

La Cour supérieure a récemment ordonné au Bureau du coroner de se pencher à nouveau sur les motifs qui auraient poussé Kim Pettersen à se suicider à l’âge de 18 ans en mars 2014.

Dans une décision rendue le 30 août, le juge Sylvain Provencher estime que le Bureau du coroner doit faire la lumière sur les allégations voulant que Kim Pettersen ait été victime de harcèlement et d’intimidation tout au long de l’année scolaire 2011-2012 par des membres du personnel et de la direction de l’école secondaire Fernand-Lefebvre et d’un geste d’intimidation, au cours du mois de février 2014, de la part de membres du personnel du centre de formation professionnelle Sorel-Tracy, deux établissements qu’elle fréquentait. Le coroner doit évaluer si ces présumés gestes ont pu la mener au suicide, comme le prétend son père Éric Pettersen.

Le père de la jeune fille est soulagé qu'il y ait un complément d'enquête pour éclaircir les causes du suicide.

«Ça fait 5 ans que je parle de ça et enfin y'a un juge qui dit "oui, il y a assez d'éléments amenés en preuve pour justifier qu'il y ait enquête sur le sujet"», a affirmé Éric Pettersen à l’émission «Dutrizac» de QUB radio, mercredi.

 

Le père a toujours soutenu que le suicide de sa fille avait été provoqué par l'intimidation qu'elle aurait vécue alors qu'elle fréquentait l'école secondaire Fernand-Lefebvre à Sorel-Tracy. Selon lui, c’était en représailles de décisions prises par lui dans le cadre de ses fonctions de commissaire à la Commission scolaire de Sorel-Tracy.

«Kim a vécu une année pénible pendant son secondaire 5, elle qui était une élève modèle. L'intimidation venait de la direction et d'une enseignante, a-t-il affirmé à QUB radio. Pendant toute l'année scolaire, ils s'en sont pris à elle et n'ont pas lâché le morceau.»

Éric Pettersen raconte que sa fille était une enfant tranquille qui rêvait de devenir enseignante. Selon lui, «son rêve aurait été détruit» l'année de son 5e secondaire en raison de «l'intimidation dont elle était victime.»

«Elle était très affectée par ce qu'elle vivait à l'école», affirme le père qui maintient que Kim voulait même «lâcher l'école».

Lors de sa première enquête, le Bureau du coroner n’avait pas voulu se pencher sur ces allégations d’intimidation parce qu’un lien avec le suicide n’aurait été que «pure spéculation». Le coroner faisait aussi valoir qu’il s’était écoulé deux années entre la grande majorité des allégations et le suicide, et qu’aucun professionnel de la santé n’avait évalué l’état psychologique de Kim.

Le juge Sylvain Provencher de la Cour supérieure du Québec a rejeté les arguments du coroner, mentionnant que de nombreuses preuves qui méritent d’être examinées avec soin avaient été présentées par le père pour étayer les allégations d’intimidation.

Éric Pettersen qui est toujours bouleversé par le suicide de sa fille, a expliqué mercredi qu'il poursuivait la bataille «pour aider des jeunes qui vivraient la même situation auprès de la même institution scolaire.»

Il aurait également souhaité la tenue d’une enquête publique, mais cette requête n'a pas été retenue par le juge Provencher.

Si vous avez besoin d’aide

Ligne québécoise de prévention du suicide

• www.aqps.info

• 1-866-APPELLE (277-3553)

Jeunesse, J’écoute

• www.jeunessejecoute.ca

• 1-800-668-6868

Tel-Jeunes

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