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Attaques en Arabie: le Pentagone convaincu de pouvoir désigner le coupable

Agence France-Presse

Le Pentagone s'est dit jeudi «convaincu» de pouvoir désigner le coupable des attaques contre deux installations pétrolières saoudiennes la semaine dernière, à l'issue de l'enquête internationale menée actuellement en Arabie saoudite.

Interrogé sur l'origine des tirs de missiles ayant frappé deux infrastructures pétrolières saoudiennes majeures, un porte-parole, Jonathan Hoffman, s'est abstenu de désigner formellement l'Iran, soulignant que les États-Unis voulaient laisser à l'Arabie saoudite l'initiative de l'annoncer.

«Actuellement, toutes les informations que nous avons indiquent que l'Iran est d'une façon ou d'une autre responsable des attaques contre les raffineries pétrolières saoudiennes», a déclaré M. Hoffman.

«Nous sommes convaincus que nous pourrons désigner avec exactitude et de façon pertinente les responsables de tout ceci», a-t-il ajouté. «Mais nous allons continuer à travailler avec les Saoudiens pour y arriver».

Questionné sur la riposte envisagée par l'administration du président Donald Trump, le porte-parole a répondu que «ces décisions» n'avaient «pas été prises».

De son côté, le porte-parole de l'état-major américain, le colonel Pat Ryder, a souligné qu'aucune décision n'avait été prise sur l'éventuel envoi de renforts militaires dans la région, où la présence des États-Unis avait déjà été renforcée en mai, lorsque Washington avait accusé l'Iran de préparer des attaques «imminentes» contre des intérêts américains.

«Nous n'avons aucune annonce à faire à cette heure en terme d'ajustement des forces ou de notre posture», a-t-il dit.

Les deux responsables du Pentagone ont paru vouloir faire baisser la tension.

«Sans vouloir minimiser la nature de l'attaque contre ces installations pétrolières et les implications pour le marché mondial de l'énergie, il faut aussi prendre du recul et voir ce dont on parle, c'est-à-dire une attaque contre une installation civile dans un pays étranger», a souligné le colonel Ryder.

«Notre objectif est de prévenir un conflit au Moyen-Orient», a renchéri M. Hoffman. «Nous l'avons dit à maintes reprises. Le président l'a dit. Le ministre l'a dit: nous ne voulons pas d'un conflit».

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