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Cookie Bluff à l’assaut du Canada

Jean-Michel Genois-Gagnon | Journal de Montréal

Sébastien Fiset et Charles Simard espèrent que leur entente avec Walmart leur ouvrira des portes aux États-Unis.

Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc

Sébastien Fiset et Charles Simard espèrent que leur entente avec Walmart leur ouvrira des portes aux États-Unis.

Après avoir attaqué le marché de l’est du Canada avec sa pâte à biscuits à manger crue, Cookie Bluff va maintenant envahir tout le marché canadien, a appris Le Journal. L’entreprise vient de signer des contrats avec Walmart et Sobeys pour commercialiser ses produits à travers tout le pays.

« Ce sont deux importantes signatures en l’espace d’un mois. Cela n’a pas été facile de convaincre Walmart, mais nous avons réussi », indique le copropriétaire, Sébastien Fiset. Son associé est Charles Simard. Il s’agit de deux entrepreneurs de Québec.

Ces deux nouvelles ententes vont permettre à Cookie Bluff d’être présent dans 750 points de vente chez Sobeys (notamment chez IGA, Foodland et FreshCo) et 350 supercentres Walmart au Canada d’ici novembre.

Ces contrats représentent environ 200 000 contenants de pâte à biscuits supplémentaires à produire pour répondre aux demandes pour la première année, et une augmentation du chiffre d’affaires de 2 millions $.

L’entreprise avait déjà des ententes avec Couche-Tard, Loblaw, Sobeys et Metro pour desservir la province, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Elle comptait environ 1200 points de vente.

Comme quoi les affaires vont bien, la jeune pousse ouvrira aussi prochainement son premier comptoir de nourriture aux Galeries de la Capitale, à Québec. D’autres pourraient aussi ouvrir au cours des prochains mois dans d’autres régions.

Direction États-Unis

« Maintenant, notre défi va être de réaliser du marketing à travers le Canada et aussi d’assurer la production », affirme M. Fiset. « Nous ne sommes pas une multinationale, nous n’avons pas les mêmes budgets, et il faut faire connaître tous nos produits aux consommateurs pour bien réussir ».

Selon l’homme d’affaires qui s’est inspiré de l’engouement envers un comptoir à pâte à biscuits à New York pour démarrer son entreprise en 2017, la signature avec Walmart pourrait s’avérer une porte d’entrée pour le marché des États-Unis. Un rêve qu’il caresse à moyen terme. Il souhaite toutefois, avant, consolider sa présence au Canada.

« Nous avons prochainement des rencontres avec des acteurs aux États-Unis. Le fait d’être chez Walmart au Canada devrait nous aider. Tout le monde connaît ce détaillant », indique le patron.