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Invasion de la zone 51: c’est aujourd’hui que ça se passe

TVA Nouvelles

Ils arrivent... Les extra-terrestres? Non: des humains venus envahir la zone 51. Et les autorités du Nevada se demandent bien comment les choses vont tourner.

Ce qui a d'abord démarré comme une blague a finalement suscité un engouement imprévu... Un Californien qui a créé une page Facebook invitant à prendre part à une invasion de la mystérieuse base militaire située dans le Nevada a eu la surprise de voir plus de deux millions d’enthousiastes indiquer qu’ils y seraient. Ce dernier a souhaité se dissocier du monstre qu’il venait de créer; néanmoins, des événements demeuraient toujours prévus à l’horaire, ce qui a fait naître quelques inquiétudes parmi les autorités, qui se sont demandé s’il y aurait effectivement des milliers de personnes qui tenteraient de pénétrer sur la base ultra-secrète, sise en plein milieu du désert.

Avec sa page «Storm Area 51, They Can’t Stop All of Us» (que l’on pourrait traduire par «Prenons d’assaut la zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous») mise en ligne fin juin, Matty Roberts voulait seulement plaisanter, rapporte CNN. Visiblement, il sous-estimait la fascination qu’exerce l’endroit, source d’inspiration pour les théoriciens de la conspiration et les fanatiques du paranormal qui croient dur comme fer que c’est là que sont cachés des spécimens d’extra-terrestres et des ovnis.

L’armée de l’air américaine, US Air Force, ne l’a pas trouvée très drôle. Des officiels ont d’ailleurs déclaré être prêts à protéger les États-Unis et ses ressources.

L’auteur de la page a donc changé de stratégie, décidant alors de promouvoir plutôt un festival de musique, «Alienstock», qui se tiendra lui aussi dans le Nevada. Puis, il a tout annulé, craignant que cela ne devienne «un désastre humanitaire» en raison de la mauvaise planification et du manque d’infrastructures, entre autres raisons.

Mais plusieurs événements auront vraisemblablement lieu, ce qui inquiète les autorités, qui craignent que certains tentent malgré tout de pénétrer sur la base. Plusieurs personnes étaient déjà arrivées dans la ville de Rachel, l’une des agglomérations les plus proches de la base et qui a une population de... 54 personnes.

L’unique hôtel de la municipalité, le Little A’Le’Inn, est bondé à l'heure actuelle. La seule station-service de Rachel a fermé il y a plus de 10 ans et ceux qui désirent s’approvisionner en essence doivent donc parcourir plus de 80 kilomètres pour en trouver une autre.

Le mois dernier, le département de police du coin expliquait à CNN que même seulement 1000 visiteurs pourraient exercer une pression trop grande sur les services d’urgence. «Nous pourrions probablement nous en tirer adéquatement, mais ça causerait définitivement des problèmes», avait alors déclaré le shérif Kerry Lee.

Les conditions extrêmes du secteur ont aussi de quoi tracasser, alors que les températures chaudes peuvent engendrer des problèmes de santé qui vont rapidement accaparer les services hospitaliers.

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