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Les verts misent sur un transport terrestre sans carbone

Agence QMI

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Le Parti vert souhaite interdire la vente de véhicules de tourisme à moteur à combustion interne d'ici 2030.

Les verts comptent faire du rail la plaque tournante de leur stratégie verte. Mme May a promis d’investir 600 millions $ en 2020-2011, puis 720 millions $ d'ici 2023 pour développer les réseaux ferroviaires régionaux et renforcer les liaisons ferroviaires entre les régions. La formation politique compte construire des trains à grande vitesse entre Toronto, Ottawa et Québec, ainsi qu'entre Calgary et Edmonton, en Alberta.

La cheffe en a fait l’annonce vendredi en campagne électorale à Calgary en dévoilant sa stratégie pour un transport terrestre public sans carbone au pays d'ici 2040. Pour y arriver, elle est d’avis qu’il va falloir rapidement se passer du transport à l'essence. Selon elle, le secteur canadien des transports engendre déjà plus d'un quart de la pollution climatique du Canada.

Pour y remédier, les verts veulent aussi exempter les véhicules électriques neufs et usagés et les véhicules à émissions nulles de la taxe de vente fédérale.

Le Parti vert mise également sur des investissements dans le transport urbain. «Les transferts fédéraux aux municipalités seront institutionnalisés grâce à la création d'un Fonds municipal (rebaptisé Fonds de la taxe sur l'essence, qui a été dissocié des recettes de la taxe sur l'essence il y a des années) qui permettra de doubler le financement actuel du transport en commun et des autres infrastructures urbaines», note-t-on.

Un fonds national pour l'infrastructure cyclable et piétonnière sera également instauré.

«Le plan vert implique une transition qui n'est pas seulement possible, mais qui est essentielle si nous voulons vraiment respecter nos engagements en matière de climat, a dit Mme May dans un communiqué. Le transport peut cesser de faire partie du problème et commencer à faire partie de la solution.»

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