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Redbull Music Festival: la soirée «d’adieux» de Marie Davidson

Léa Papineau Robichaud

 - Agence QMI

COURTOISIE

Marie Davidson promet un gros «party» vendredi dans le cadre de la soirée «Save The Last Dance For Me» au Redbull Music Festival de Montréal.

Cette soirée sera particulière pour la Montréalaise puisque ce sera son dernier concert dans ce style musical. «Ça va être quand même assez spécial pour moi parce que c’est un peu la clôture d’une époque ou d’une partie de ma carrière musicale», a souligné Marie Davidson en entrevue avec le «24 Heures».

Soirée d’adieux

Ceux qui la suivent se doutaient probablement déjà de cette décision puisque son plus récent album, paru en 2016, s’intitulait «Adieux au dancefloor». Plusieurs raisons ont motivé son choix de mettre fin à cette partie de sa carrière plus axée sur la musique «club».

«J’ai commencé à sentir le besoin de me réinventer il y a déjà un an et demi. J’ai un projet de faire un album de chansons, quelque chose de plus pop contemporain. J’ai toutes sortes d’histoires que je veux raconter. J’avais envie de recommencer à chanter et sur la musique que j’ai faite dans les dernières années je chante un peu, mais je parle plutôt que je chante, a expliqué la jeune femme.

«Je suis quelqu’un qui change. Avant de faire de la musique techno et électro, je jouais dans des "bands" et je faisais du violon classique à l’adolescence», a-t-elle ajouté.

«Aussi, je commence à être tannée de jouer dans les clubs, très tard, avec beaucoup de gens défoncés ou de personnes qui font le "party". C’est le "fun" pendant un temps, mais moi je suis ailleurs maintenant, j’aspire à autre chose», a avoué la Montréalaise.

Marie Davidson a donc décidé de faire une soirée spéciale à Montréal, entourée d’artistes qu’elle admire.

«J’avais besoin de faire quelque chose de spécial. Surtout parce que dans les dernières années, j’étais partie beaucoup. J’ai habité à Berlin pendant un an. Quand je suis revenue ici, j’étais toujours en tournée. Donc, c’est une façon pour moi de finir ce cycle-là avec mes proches, mes amis et mes "fans".»

Artistes de renom

Les « adieux » de l’artiste, qui auront lieu à la Société des arts technologiques, commenceront à 22h et se termineront vers 6h le lendemain matin.

«Au début, il y aura Kara-Lis Coverdale et Feu St-Antoine. Ce sont deux excellents musiciens, compositeurs et producteurs basés à Montréal. Feu St-Antoine, c’est aussi mon mari, donc j’ai un parti pris (rires), mais sa musique solo est très touchante, très mélodique et lyrique», a-t-elle indiqué.

«Kara-Lis Coverdale, c’est une des figures les plus importantes de la musique électronique contemporaine en ce moment. C’est une musicienne classique, organiste à la base, mais qui fait aussi dans la musique électronique et électroacoustique. Ses "sets" sont toujours surprenants et toujours excellents.»

S’en suivront deux DJ sets, l’un d’Afrodeutsche, une artiste de Manchester et amie de Marie Davidson, et l’autre de Marco Passarani. «C’est une légende "underground"! Il faisait déjà des remix dans les années 80-90 et 2000», a lancé la trentenaire.

Marie Davidson montera ensuite sur scène. Puis, Underground Resistance prendra place. «Ce sont un peu les pionniers du techno en Amérique. Underground Resistance, c’est vraiment un monument! Je suis extrêmement excitée et honorée de les avoir. Le projet qu’ils présentent pour la soirée, c’est "Depth Charge"», a dit l'artiste.

«Pour clore la soirée, c’est Solitary Dancer qui est un duo montréalais de "producers" qui font une musique "dancefloor". Ils font beaucoup de techno et d’électro, mais ils sont capables aussi de donner dans l’ambiant ou dans l’atmosphérique. Je leur fais confiance pour finir la soirée en beauté», a conclu Marie Davidson.

Des souvenirs inoubliables

Comme elle conclut un pan de sa carrière, Marie Davidson se remémore les souvenirs des années passées dans le monde de la musique.

«De 2006 à 2012 environ, je jouais dans des "bands". J’étais vraiment impliquée dans la scène "underground" de Montréal. J’ai rencontré tous mes amis et collaborateurs avec qui j’ai commencé à faire de la musique dans un espace qui s’appelait La Brique, qui n’existe plus malheureusement», a-t-elle raconté, soulignant que certains de ses plus beaux souvenirs se sont déroulés à cet endroit.

La Montréalaise a plus tard commencé un projet avec David Kristian appelé DKMD. C’est avec lui qu’elle a été initiée à la musique électronique.

Puis, c’est en sortant qu’elle a vraiment découvert l’univers dans lequel elle s’est développée. «J’ai commencé à aller dans des "partys" où il y avait des DJ et des gens qui jouaient "live". C’est un peu là que j’ai découvert ma passion pour la musique plus "club", et ça concorde avec le moment où moi j’ai commencé à faire de la musique électronique en solo.»

Avec les années, la musique de Marie Davidson s’est développée. «J’ai sorti plusieurs albums en solo et j’ai commencé à tourner beaucoup en Europe et aux États-Unis. C’est ainsi que j’ai découvert toutes sortes de scènes et de milieux artistiques plus DJ et "producer". Et je me suis retrouvée, un peu à ma propre surprise, à avoir ma place dans ce milieu-là de DJ.»

Pour Marie Davidson, il n’est tout de même pas question d’arrêter la musique. «En fait, je travaille déjà sur un nouveau projet avec mes deux collaborateurs, mon mari, Pierre Guerineau, et Asaël Robitaille, qui est un musicien avec qui on collabore depuis longtemps. On a commencé à produire cet album de chansons et c’est super excitant», a-t-elle lancé.