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Jonathan Painchaud: d'hier à aujourd'hui

VIctor-Léon Cardinal

 - Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Trois ans après la sortie de son album «La tête haute», Jonathan Painchaud revient avec «45 tours», rassemblant ses plus grands succès ainsi que deux pièces jamais endisquées. Rencontré dans un café du Plateau Mont-Royal, l'artiste nous parle de son nouvel opus et se confie sur son implication au sein du groupe Salebarbes.

C’est avec fierté que Jonathan Painchaud souligne cette année ses 25 ans de carrière. Afin de marquer le coup, l’auteur-compositeur-interprète lance «45 tours», sur lequel se trouvent ses grands succès ainsi que ses plus récents extraits: «T’es tout ce que j’attendais» et «Instagram Queen».

«Je perçois cet album comme une vue panoramique qui part du passé pour se rendre au présent. Je l’ai enregistré avec deux guitaristes qui ont été très importants dans mon parcours. Je m’adresse ainsi aux fans qui me suivent depuis longtemps», souligne-t- il.

Cet album anniversaire permet aussi à ceux-ci d’attendre la sortie d’un futur album de chansons originales. «Je continue d’écrire, mais il est trop tôt pour annoncer quoi que ce soit. Avec les bouleversements survenus dans la dernière année et les projets qui m’occupent, ma carrière solo est un peu mise sur la glace.»

Deux frères à l'aventure

Ce qui occupe actuellement Jonathan Painchaud, c’est le groupe Salebarbes, au sein duquel il évolue aux côtés de son frère Éloi et des artistes Kevin McIntyre, George Belliveau et Jean-François Breau.

«Nous avons formé Salebarbes en 2017 pour avoir du fun entre amis, sans nous douter du succès qui nous attendait, en Acadie comme au Québec. Notre premier album, «Salebarbes: Live au Pas Perdus», est sorti en avril et, depuis ce temps, le téléphone n’arrête pas de sonner! Nous avons déjà 40 spectacles à l’horaire d’ici l’été prochain, et ce n’est pas fini. Ce serait bête de ne pas profiter de cet engouement. Nous voulons voir jusqu’où ce beau projet nous mènera.»

Jonathan se dit aussi très heureux de vivre cette nouvelle aventure avec son frère Éloi, qui a commencé avec lui au sein du groupe Okoumé dans les années 1990.

«Éloi a passé les 15 dernières années de sa vie à bâtir sa carrière de réalisateur et de compositeur. Il a fait des musiques de films, de séries télé, de cirque et bien d’autres choses. Durant cette période, il ne sortait pas beaucoup de chez lui. Grâce à Salebarbes, il a à nouveau la piqûre de la scène. En spectacle, il a une énergie brute et il joue de l’harmonica comme une locomotive. C’est un bonheur pour moi de le revoir ainsi.»

Ses 19 ans de sobriété

Sur le plan personnel, le père célibataire déclare avoir souligné récemment ses 19 ans de sobriété.

«J’ai arrêté de boire à la suite de mes cinq premières années de carrière. À cette époque, Okoumé connaissait un bon succès et je faisais pas mal le party. J’avais l’esprit dans le brouillard et, un jour, j’ai réalisé que je n’avais plus de fun. Je ne profitais pas du fait que je vivais mon rêve de p’tit cul. J’ai donc décidé d’arrêter de boire. La première année a été difficile, mais aujourd’hui, le fait d’être en présence d’alcool ne m’affecte pas. Je n’ai pas non plus le désir de recommencer à boire.»

Par ailleurs, ayant passé son enfance dans la petite municipalité de Havre Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Painchaud garde un attachement profond pour son archipel natal.

«J’y vais chaque année pour donner des shows et je m’arrange toujours pour y rester quelques jours. Mes parents ainsi que mes grands-parents sont aujourd’hui décédés, mais j’y ai encore de la famille. J’aime y retourner pour me reposer.»

L’album «45 tours», de Jonathan Painchaud, est offert en versions physique et numérique.