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«Rambo: la dernière mission» dans les yeux de Sylvester Stallone

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

En 43 ans de carrière, Sylvester Stallone a créé deux personnages iconiques en Rambo et Rocky. Honoré lors du plus récent Festival de Cannes, l’acteur, réalisateur et producteur a partagé certaines informations sur «Rambo: la dernière mission», et est revenu sur l’importance de cet ancien soldat.

À la fin du quatrième «Rambo», réalisé par Sylvester Stallone lui-même et sorti en 2008, le vétéran de la guerre du Vietnam retournait sur le ranch de son père en Arizona. Ce nouvel opus se déroule quelques années plus tard.

«Il a une famille adoptive. Son père est mort et la personne qui s’occupe de la maison, [Maria, incarnée par Adriana Barraza, NDRL] a une petite-fille [Gabrielle, jouée par Yvette Monreal, que Rambo considère comme sa fille, NDLR]. Elle retrouve son père biologique au Mexique et se rend dans ce pays. Des choses désagréables se produisent. Rambo va se venger et beaucoup de gens vont souffrir», a souligné Sylvester Stallone lors d’une classe de maître dispensée sur la Croisette.

Au Mexique, Rambo s’alliera avec une journaliste, Carmen Delgado (Paz Vega),  pour venir à la rescousse d’un groupe de jeunes filles kidnappées par un cartel mexicain.

Réalisé par Adrian Grunberg, qui a été premier assistant réalisateur de «Wall Street: l’argent ne dort jamais» et «Apocalypto», «Rambo: la dernière mission» a été le fruit d’un long processus de maturation, Stallone ayant commencé à se pencher sur le sujet depuis... 2009.

Survivre

Abîmé, souffrant d’un trouble de stress post-traumatique, Rambo va se jeter à corps perdu dans cette nouvelle traque.

«Être humain, c’est trouver le juste équilibre entre toutes ses faiblesses et avancer comme cela, c’est ça la vie», a commenté l’acteur après avoir été interrogé sur la capacité de résilience de son personnage, thématique commune à «Rambo»... et «Rocky».

«Dans chacun des films, Rambo ne revient jamais chez lui. Dans celui-ci, il est chez lui, mais n’arrive jamais. Il est là, mais est absent. C’est autour de ce concept que s’articule le film. Dès qu’il franchit le seuil de la porte, il n’a plus de contrôle, c’est le monde extérieur qui le contrôle», a dit la star de 73 ans.

D'abord une adaptation du roman «Rambo» de David Morrell, paru en 1972, les aventures de l’ancien soldat ont considérablement évolué sous la plume de Stallone, scénariste de tous les longs métrages et qui, pour «La dernière mission», s’est adjoint les services de Matt Cirulnick.

«''Rambo'' traite de l’aspect sombre de la nature humaine que beaucoup de gens connaissent», a-t-il commenté.

Sans rien dévoiler des détails des nouvelles aventures de Rambo, Adrian Grunberg a souligné «que [le trouble de stress post-traumatique] était un sujet que nous voulions approfondir, car il est devenu au fil des ans un terme beaucoup plus utilisé et un sujet beaucoup plus largement traité. Et Rambo est qui il est. Il est le candidat idéal à en souffrir, et il ne va pas chercher à éviter le sujet. Cela le rend plus humain.»

Quant à la violence, le cinéaste a tenu à préciser que «la violence est présente, mais je pense que vous constaterez que, même si le film est parfois très violent, il y a un processus de réflexion derrière. Rambo, le personnage, ne tue pas ceux qui ne méritent pas de mourir.»

«Rambo: la dernière mission» est actuellement à l’affiche.