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Yves-François Blanchet aimerait qu'on parle plus des sujets de fond

Stéphane Waffo | Agence QMI

À un mois du jour du vote, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a lancé samedi un appel à toutes les formations politiques pour que les sujets de fond soient au cœur de la campagne électorale.

«Est-ce qu’on peut entendre parler de la campagne? Est-ce qu’on peut entendre parler des propositions plutôt que de toutes sortes d’espèces de niaiseries d'Halloween à l’année?» a demandé le chef bloquiste lors de l’annonce d’un programme de rénovation, à Repentigny, dans Lanaudière.

Avant que Justin Trudeau ne se rende chez la gouverneure générale pour dissoudre le 42e Parlement, les sujets de l’avortement et du mariage gai avaient occupé l’espace médiatique. Depuis le lancement de la campagne, il y a plus d’une semaine, si les partis y sont allés de quelques propositions, c’est davantage les couacs et les controverses qui ont fait les manchettes.

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En l’occurrence, plusieurs candidats conservateurs et même libéraux ont dû se défendre pour des déclarations passées. Depuis trois jours, c’est le chef libéral Justin Trudeau qui doit faire face à un scandale sans précédent pour des photos de lui liées au «blackface» qui ont fait le tour du monde.

La loi québécoise sur la laïcité a aussi pris une place importante dans le débat politique.

Pas de pause pour les autres chefs

Samedi, M. Trudeau et son adversaire conservateur Andrew Scheer ont décidé de prendre une pause et ne faisaient pas campagne sur le terrain.

«On n’a pas senti nécessaire de prendre une journée de congé à date, a fait savoir de son côté Yves-François Blanchet. Il est possible que nos adversaires sentent nécessaire de se préparer aux débats, parce que, à leur grand dam, il y en aura deux en français. Nous, on sera prêt pour l’ensemble des défis qui seront devant nous.»

Par ailleurs, le chef bloquiste s’est réjoui du début de campagne de sa formation alors que plusieurs sondages la placent au second rang au Québec après les libéraux. «Je vous dirais que pour le bien des Québécois, il se pourrait que la seconde place ne suffise pas et que nous avons un mois encore, jour pour jour, pour continuer, un par un, à convaincre les Québécois des vertus de notre programme», a-t-il poursuivi.

Un sondage Nanos plaçait samedi les conservateurs (37 %) à cinq points d’avance devant les libéraux (32 %). Suivaient ensuite le NDP (14 %), les Verts (9 %), le Bloc (5 % à l’échelle canadienne alors que le parti n’est présent qu’au Québec) et le Parti populaire de Maxime Bernier (2 %).

En campagne à Toronto, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, est toutefois resté optimiste. «Pour moi, j’ai une opportunité dans cette campagne de parler des gens. Et pour moi, mon travail, c’est de partager ce message qu'on peut changer le système», a-t-il expliqué, précisant que le seul sondage qui avait de l’importance à ses yeux était celui du 21 octobre.

La cheffe des verts, Elizabeth May, a promis à Winnipeg la décriminalisation de la possession des drogues tandis que Maxime Bernier faisait campagne dans le nord de l’Ontario.