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L’environnement s’impose comme enjeu électoral

Stéphane Waffo | Agence QMI

33 incendies au Québec

Agence QMI

La question des changements climatiques s’est invitée dans la campagne électorale dimanche, à l’aube d’une semaine du climat qui culminera sur la grande manifestation de vendredi en présence de la militante Greta Thunberg.

Si le conservateur Andrew Scheer n'y sera pas, plusieurs de ses adversaires ont annoncé leur présence à Montréal, où se tiendront plusieurs évènements dans le cadre de la Semaine d’action pour le climat.

M. Scheer a prétexté un calendrier électoral chargé, mais a souligné que des candidats conservateurs marcheront pour le climat vendredi prochain. «Personnellement non, je suis dans une autre région du pays», a-t-il dit dimanche, en campagne à Canoe Cove, à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a toutefois insisté pour dire qu’il a «toujours appuyé les groupes qui veulent plus d’action sur l’environnement».

Un enjeu électoral

Dans la foulée, il a critiqué le plan de Justin Trudeau, qui fait, selon lui, régresser le Canada. Il a réitéré que «la taxe sur le carbone ne fonctionne pas». Cet instrument est la principale mesure des libéraux pour atteindre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005.

Dimanche, un rapport publié à la veille d’un sommet sur le climat à l’ONU indique que la température moyenne mondiale de la période 2015-2019 devrait être la plus élevée jamais enregistrée.

Pour Justin Trudeau, son parti est le «seul avec un plan crédible pour combattre les changements climatiques et protéger notre environnement pour les générations à venir». Il a d’ailleurs confirmé sa présence à Montréal en plus de promettre de grandes annonces, cette semaine.

Prévenir les crises, dit le NPD

De passage à Gatineau, ville touchée par les inondations, le néo-démocrate Jagmeet Singh a reconnu qu’il y a une «urgence climatique» et soutient que son plan environnemental est «solide», contrairement à celui des libéraux, qui a des «critères tellement limités».

Il a déploré que les précédents gouvernements aient «manqué leur responsabilité d’aider les familles». Il estime que le gouvernement Trudeau a laissé tomber les sinistrés tandis que les «conservateurs ne comprennent pas qu’il y ait une crise climatique. Ils ne veulent pas agir», a-t-il dit, précisant la nécessité de «prendre des actions concrètes» pour faire face aux changements climatiques.

Jagmeet Singh croit qu’Ottawa doit octroyer plus de financement pour les municipalités et promet d’investir 2,5 milliards $, ce qui leur permettra d'avoir des infrastructures adéquates pour résister aux inondations et aux autres phénomènes météorologiques extrêmes.

De son côté, le Bloc est revenu sur sa proposition d’une nouvelle formule de péréquation dite «verte», qui remplacera le programme actuel qui «cautionne l’exploitation du pétrole de l’Ouest», selon son chef Yves-François Blanchet, qui a fait campagne en Mauricie.

Quant aux verts, ils réclament une interdiction complète de la production, de la distribution et de la vente de tous les plastiques non essentiels à usage unique à base de pétrole d’ici janvier 2022.

M. Blanchet et Elizabeth May ont aussi confirmé leur présence à Montréal, vendredi prochain.