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Scheer promet de rendre plus facile l’accès à une hypothèque

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer promet de faciliter l’achat d’une première propriété pour les Canadiens en assouplissant les critères leur permettant d’avoir accès à une hypothèque.

«Dans des communautés urbaines et rurales partout au pays, le coût de la vie est si élevé qu’il est presque impossible d’économiser pour une mise de fonds», a dit le chef conservateur au cours d’un arrêt de campagne à Vaughan, en Ontario.

S’il est porté au pouvoir, il s'engage donc à réévaluer le test de résistance que les acheteurs d’une première propriété doivent passer pour obtenir un prêt hypothécaire auprès d'une banque.

«De nombreux experts reconnaissent que le test de stress va trop loin, empêchant de nombreux propriétaires potentiels de le devenir, a soutenu M. Scheer. Nous allons le revoir pour nous assurer qu’il n’est pas un obstacle.»

Le chef conservateur promet aussi d’éliminer les tests de renouvellement d’hypothèques pour ceux qui bénéficient déjà de ce type de prêt.

M. Scheer veut par ailleurs augmenter la période d’amortissement à laquelle ont droit les acheteurs d’une première propriété pour qu’elle atteigne 30 ans.

«De plus longues périodes d’amortissement vont permettre de réduire les paiements et d’économiser plus pour la dette étudiante, la famille, les factures mensuelles et la retraite», a-t-il fait valoir même si les intérêts payés à long terme seront plus élevés.

Les troupes conservatrices promettent aussi de lancer une enquête sur les pratiques de blanchiment d’argent dans le secteur immobilier. Celles-ci auraient pour effet de faire grimper les prix des propriétés sur le marché.

Rappelons que les libéraux de Justin Trudeau promettent de leur côté de bonifier l’incitatif à l’achat d’une première propriété qu’ils ont mis en place dans un premier mandat. La mesure ne ciblerait que trois centres urbains touchés par un gonflement des prix en immobilier, soit le Grand Toronto, Vancouver, et Victoria.

Le premier ministre sortant promet aussi une taxe ciblant les investisseurs étrangers, fréquemment pointés du doigt comme étant responsables de l’escalade des prix en immobilier dans certains marchés comme Vancouver.