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Second souffle pour une école primaire du Bas-Saint-Laurent

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles

Second souffle pour une petite école primaire du Bas-Saint-Laurent, alors que pour la première fois depuis huit ans, l’école de Sainte-Paule, dans la Matanie, accueille des étudiants.

En 2011, l'école Val-Joubert de Sainte-Paule a dû fermer ses portes puisque les élèves n'étaient tout simplement plus assez nombreux pour permettre à l'école de la petite municipalité de 225 résidents de demeurer ouverte.

«Les dernières années, il nous restait l'église comme service de proximité. L'école était fermée, il n'y a plus de dépanneur, plus rien», a lancé le maire de la municipalité, Pierre Dugré.

Dernièrement les panneaux qui bloquaient les fenêtres ont été retirés, pour permettre à l’école d'accueillir, à nouveau, des étudiants.

«C'est une victoire puis une belle surprise. Là on accueille des étudiants en foresterie, mais on a le droit de rêver. Est-ce qu'il pourrait y avoir autre chose?», a ajouté le maire.

La semaine dernière, une cohorte de six élèves âgés de 15 à 17 ans ont commencé une formation d'un an en abattage manuel et débardage forestier. Ces jeunes vont donc apprendre la théorie sur leur futur métier dans l'ancienne école primaire et mettre leurs nouveaux acquis en pratique en forêt, à deux kilomètres de l'école.

C'est la situation géographique de l’école qui a poussé le Centre de formation professionnelle Matanie, Vallée et foresterie à y instaurer son programme d'abattage manuel et de débardage forestier.

«On sert la Matanie et la Matapédia à une distance raisonnable. Pour chacun des groupes, ça prend seulement une vingtaine de minutes pour s'y rendre. Géographiquement c'était l'endroit idéal pour démarrer notre projet», a indiqué Alexandre Marion, le directeur de Centre de formation professionnelle Matanie, Vallée et foresterie.

«La forêt est juste à côté, c'est fantastique, il n'y a pas de perte de temps puisqu'il n'y a pas de déplacements majeurs», a-t-il ajouté.

Du côté du centre de formation professionnelle, on espère que le programme attire suffisamment d'étudiants.

«Ce qui fait foi de tout, c'est le nombre d’élèves. Tant qu'ils persévèrent, tant qu'ils sont intéressés par la foresterie, on va faire vivre ce projet», a ajouté M. Marion.

Le maire, lui, espère une véritable relance pour son école.

«Dans les dernières années, beaucoup de jeunes familles avec des enfants se sont installées à Sainte-Paule, donc tant qu'il y a une possibilité, on continue de rêver», a conclu le maire.