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Conduite dangereuse : Il pique une crise à son procès

PHOTO MARTIN ALARIE

Le Longueuillois accusé d’avoir causé une poursuite policière qui s’est soldée par deux blessés a piqué une crise en plein procès, ce mercredi, en demandant de quitter et d’être renvoyé en détention.

«Sortez-moi d’ici, c’est dégueulasse ce qui se passe!» a lancé Sébastien Théodore, ce mercredi au palais de justice de Montréal.

Peu avant, le juge lui avait interdit de poser une question non pertinente à une des victimes.

«C’est inacceptable, c’est pas correct de cacher ça, [l’enquêteur] a fait des choses pas correctes», s’est exprimé l’accusé, devant les 12 jurés responsables de le juger.

Plus tôt dans la matinée, l’accusé de 41 ans était pourtant calme. Assis derrière une baie vitrée, il n’a pas bronché quand l’une de ses victimes a raconté l’étendue des blessures qu’elle a subies le 17 novembre 2018.

Poursuite policière

Selon la théorie de la Couronne, ce jour-là, Théodore avait été intercepté par la Sûreté du Québec. Mais au lieu d’obtempérer, l’automobiliste aurait pris la fuite.

S’en est suivie une poursuite policière en plein cœur de Montréal. Selon le témoignage d’un des policiers, Théodore aurait roulé à contresens sur la rue Papineau, puis sur une rue adjacente.

La poursuite s’est terminée quand un patrouilleur a tenté de « mettre en boîte » le véhicule du suspect. Ce dernier aurait toutefois braqué son volant pour rentrer dans la voiture de police, projetant ce véhicule vers le trottoir et blessant grièvement Nancy Carrier, une femme qui pelletait son entrée.

Théodore avait alors été arrêté. L’homme, qui se défend seul, subit présentement son procès sous deux accusations de conduite dangereuse causant des lésions à Mme Carrier et à un policier.

Blessures

Lors de son témoignage ce matin, Mme Carrier a expliqué au jury qu’elle ne se souvenait pas de l’incident survenu il y a près d’un an. Par contre, elle a été en mesure d’expliquer toutes les conséquences du drame, qui ont fait en sorte qu’elle n’est toujours pas en mesure de reprendre son travail d’infirmière.

«Je me suis réveillé dans un lit d’hôpital avec un traumatisme crânien, qui fait en sorte que j’ai de la difficulté à trouver mes mots, a-t-elle expliqué au jury. J’ai été sous respirateur, mes deux poumons ont été perforés.»

La femme de 43 ans a également subi de nombreuses fractures, au bassin, au bras gauche, aux tibias, à la cuisse droite et à la cheville, si bien qu’elle a encore besoin de béquilles pour se déplacer.

«Je suis une personne qui essaye de toujours voir le positif... Le plus difficile pour le moment, c’est les colères pour des banalités, a-t-elle dit. J’aimerais ça redevenir comme avant, mais ça ne marche pas.»

Le procès, présidé par le juge James Brunton, se poursuit cet après-midi.

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