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La DPJ enregistre une hausse des signalements de 6,2%

Catherine Bouchard | Le Journal de Montréal

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La Direction de la protection de la jeunesse a enregistré une nouvelle hausse des signalements à Québec et dans Chaudière-Appalaches dans la dernière année.

Dans son bilan pour l’année 2018-19, la DPJ indique avoir retenu 41 530 dossiers sur 105 644 signalements, soit une hausse globale de 6,2% pour la province.

Pour la Capitale-Nationale, l'augmentation est de 2%, avec 4082 dossiers retenus sur les 10 606 signalements.

En Chaudière-Appalaches, la hausse est de 6,3%, avec 2262 dossiers retenus sur 5474 signalements traités.

Pour les deux régions, les directions indiquent que les principaux motifs d’intervention concernent les abus physiques et la négligence.

Cette hausse de signalements survient dans la foulée de deux tragédies qui ont ébranlé le Québec entourant les décès de la petite Rosalie Gagnon, à Québec, ainsi que la petite martyre de Granby.

«Je pense que la population en générale est plus sensibilisée à la sécurité des enfants et à l’importance de signaler ces situations», indique Caroline Brown, directrice générale de la DPJ de Chaudière-Appalaches.

Mme Brown a précisé du même souffle que la DPJ participe à une recherche qui vise à comprendre les raisons de ces hausses. Les résultats sont attendus pour 2020.

Les directions régionales pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches ont par ailleurs annoncé l’ajout de respectivement 110 et 49 ressources 159 ressources afin d’optimiser les interventions sur le terrain et apporter un meilleur soutien clinique.

Cette annonce a lieu alors qu’une commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse est en cours à la suite du décès tragique d’une fillette de Granby. La DPJ doit d’ailleurs déposer un mémoire à la commission.

«C’est une belle opportunité de pouvoir réfléchir sur les besoins des enfants et ce que l’on veut donner pour les protéger», fait valoir Mme Brown.

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