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Les revenus des ultras riches ont bondi en 2017

Tomasz Rzymkiewicz - stock.adobe.com

Le revenu total moyen des très fortunés a augmenté beaucoup plus fortement en 2017 que pour le reste de la population canadienne par rapport à 2016, selon des données révélées mardi par Statistique Canada.

Le revenu moyen des contribuables faisant partie du 1 %, ceux qui gagnaient un total d’au moins 236 000 $, a grimpé de 8,5 % en 2017 par rapport à l’année précédente, tandis que la hausse pour l’ensemble de ceux qui ont déclaré leurs revenus était seulement de 2,5 %. Toutefois, ceux faisant partie du 0,1 %, qui encaissaient plus que 740 300 $, ont vu leur revenu bondir de 17,2 %. Ceux du 0,01 %, dont les revenus étaient supérieurs à 2,7 millions $, ont vu leurs revenus s’envoler de 27,2 %, soit la quatrième plus forte hausse annuelle depuis 1982, selon Statistique Canada.

Le groupe du palier supérieur à 1 % a donc été l’unique à voir sa part du revenu total augmenter en 2017. Il accaparait 9,9 % du revenu total.

Malgré tout, la part des riches était moins forte en 2017 qu’en 2016.

Taux d’imposition en baisse

En plus de revenus plus importants, les plus riches du 1 % peuvent se réjouir de constater que leur taux d’imposition effectif a baissé, passant de 31,3 % en 2016 à 30,9 % en 2017. Cette diminution s’explique en partie par des taux d’imposition provinciaux plus faibles, surtout au Québec où la baisse a été de 1 % pour cette catégorie de contribuables.

Le taux d’imposition effectif est le ratio entre l’ensemble des revenus déclarés (salaire, revenus de placement, transferts gouvernementaux, etc.) par rapport aux impôts sur le revenu et aux contributions obligatoires comme les cotisations à l’assurance-emploi et aux régimes de retraite publics.

Baisse au Québec

Par ailleurs, le contribuable québécois n’était plus celui qui payait le plus d’impôts sur le revenu au pays en 2017, selon Statistique Canada.

La province est celle qui a enregistré la plus forte baisse du taux provincial d’imposition effectif, passant de 5,5 % en 2016 à 4 % en 2017.

«Cette baisse était principalement attribuable à une réduction du taux nominal du palier d'imposition inférieur de la province de Québec, qui est passé de 16,0 % à 15,0 %, et à une hausse de l'exemption personnelle de base, qui est passée de 11 550 $ (dollars de 2016) à 14 890 $», a expliqué Statistique Canada.

Pris individuellement, les contribuables de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et du Manitoba payaient en moyenne plus d’impôts provinciaux que ceux du Québec. Le taux effectif d’imposition en Ontario était de 3,1 % en 2017, tandis qu’il était au plus bas en Colombie-Britannique (2,3 %).

En combinant les impôts fédéral et provincial, le taux d’imposition effectif au Québec (11,1 %) était plus bas que partout ailleurs au pays sauf en Colombie-Britannique (10,6 %) en 2017. Il était ainsi inférieur à celui en Ontario (11,4 %) et en Alberta (12,4). La moyenne nationale s’est établie à 11,4 %, la deuxième plus faible enregistrée depuis les 26 dernières années.

Nombre de contribuables gagnant plus de 236 000 $ (le groupe du 1 %) en 2017:

Québec : 45 350

Ontario : 120 580

Alberta : 52 205

Colombie-Britannique : 37 560

Total au Canada : 277 695