/regional/montreal/laurentides

Un moratoire officiellement demandé sur le projet du REM

 - Agence QMI

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Une cinquantaine d'usagers des trains de banlieue de Deux-Montagnes et de Mascouche, frustrés de perdre leur service pour les quatre prochaines années, se sont rassemblés mercredi pour exiger de la part du gouvernement Legault la tenue d'un moratoire sur le projet de Réseau express métropolitain (REM).

Dès le 6 janvier, plus de 18 000 utilisateurs de ces lignes de train de banlieue devront trouver un autre mode de transport afin de se rendre au centre-ville de Montréal jusqu'à l'ouverture des stations du REM sur la Rive-Nord, prévue en 2023.

Pour plusieurs, les mesures d'atténuation qui seront mises en place sont insuffisantes, puisqu'elles feront doubler le temps de transport de bon nombre d'entre eux.

Le responsable du comité du «Rassemblement de la dernière chance», Robert Giguère, a fait mercredi soir la lecture du document demandant officiellement au gouvernement du Québec de décréter un moratoire sur la fermeture de la ligne Deux-Montagnes, au Club Héritage situé dans la ville du même nom.

La missive sera acheminée par courriel jeudi à la ministre déléguée aux Transports et responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau.

Le gouvernement semble toutefois déterminé à rester sur sa position. «La fermeture du tunnel Mont-Royal est inévitable si on veut pouvoir y faire les travaux nécessaires à la réalisation du projet qui, à terme, permettra d’en augmenter la capacité», a expliqué mercredi par courriel l'attachée de presse de la ministre Rouleau, Sarah Bigras, qui rappelle que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est maitre d'oeuvre du projet.

Le maire amer

Le maire de Deux-Montagnes indique pour sa part avoir «beaucoup d'amertume» envers les dirigeants de la Caisse. En 2016, la Caisse lui aurait assuré que la fermeture de la ligne de train Deux-Montagnes allait durer seulement entre 9 et 12 mois.

Il croit toutefois qu'un moratoire sur le REM ne ferait que prolonger les problématiques vécues par les citoyens. «On ne doit pas commencer à rentrer dans une guerre de retard de projet et de coût additionnel», a-t-il mentionné mercredi lors d'une entrevue téléphonique.

En raison d'autres engagements, M. Martin et la ministre Rouleau n'ont pu être présents à la soirée de mercredi.

Rappelons qu'à partir du 6 janvier, le train de la ligne Deux-Montagnes finira son parcours à la gare Bois-Francs. De là, les passagers embarqueront dans une navette d'autobus qui les mènera à la branche ouest de la ligne orange du métro.