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Bitfarms installe un mur coupe-son après des plaintes liées au bruit

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

L’entreprise Bitfarms a commencé jeudi la construction d'un mur coupe-son à l’intérieur de sa nouvelle installation à Sherbrooke. C’est que des résidents du secteur se plaignent du bruit émanant du centre de calcul depuis sa mise en opération.

À l’intérieur du bâtiment, des centaines de serveurs servent à effectuer les transactions de bitcoins, une cryptomonnaie. À l’extérieur, le bruit dérange jusque de l’autre côté de la rivière Magog.

«J’ai l’impression que je dors à côté d’une autoroute!» a dit une résidente de la rue Raimbault.

«C’est stressant. On a de la misère à dormir. Nos maisons vont perdre de la valeur c'est certain», a ajouté un voisin.

Des plaintes ont été acheminées à la police et à la Ville de Sherbrooke. L'administration municipale a donné un mois à l'entreprise pour régler le problème.

Jeudi, un membre de la direction de Bitfarms s'est rendu sur la rue Raimbault pour informer directement les citoyens de la construction du mur coupe-son.

«Un expert en acoustique nous a confirmé que le bruit provient de l'intérieur de la bâtisse, c'est pourquoi nous avons commencé dès aujourd'hui la construction du mur coupe-son», a indiqué le porte-parole de l'entreprise, Bahador Zabihiyan.

«Moi, j'ai l'impression que le bruit provient des ventilateurs à l'extérieur de la bâtisse, mais je vais donner la chance à la compagnie de faire ce qu'ils ont à faire et on verra», a réagi un autre citoyen.

Un consommateur payant

La Ville de Sherbrooke n'a pas voulu accorder d'entrevue à ce sujet jeudi. Il faut dire qu'actuellement, Bitfarms nécessite 12,3 mégawatts d’électricité, ce qui se traduit par une facture de 445 000 $ par mois.

«Cet électricité-là, ce sont des surplus d'Hydro-Sherbrooke. Donc, c'est de l'argent qui entre directement à la Ville de Sherbrooke», a précisé M. Zabihiyan.

L'entreprise emploie 90 personnes en Estrie.