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Débat du vendredi: Est-ce la fin des pipelines?

TVA Nouvelles

Les candidats libéral et conservateur ont été critiqués pour leur volonté de développer le transport de pétrole par pipeline. Les différents partis ne s’entendent pas tous sur une transition vers des énergies renouvelables.

Chaque vendredi, en compagnie de Mario Dumont, cinq candidats provenant de cinq partis différents – François-Philippe Champagne (PLC), Gérard Deltell (PCC), Alexandre Boulerice (NPD), Stéphane Bergeron (BQ) et Pierre Nantel (PV) – s’affrontent dans un débat portant sur différents thèmes chauds de la campagne électorale fédérale.

Dans cette deuxième édition, François-Philippe Champagne a dû défendre l’acquisition par le gouvernement libéral de l’oléoduc Transmountain pour 4,5 milliards de dollars.

«Pour chaque dollar investi dans le transport d’énergie, on en dépense 15 dans les infrastructures vertes et on va continuer d’investir, a dit M. Champagne en citant en exemple des projets de transport collectif dans différentes villes canadiennes. Il faut accélérer la transition énergétique, comme en Norvège.»

Pour sa part, le conservateur Gérard Deltell maintient que le pipeline demeure le système le plus «économique, écologique et environnemental pour le transport du pétrole.»

«Au moment où on se parle, on achète pour 26 millions de dollars en litres de pétrole des États-Unis. Si les gens veulent continuer d’envoyer des millions de dollars aux États-Unis, c’est leur choix. On pense à l’autonomie énergétique et ça passe par le corridor national de l’énergie.»

Ce débat illustre ce qu’on a entendu à la Chambre des communes ces dernières années, a affirmé le néodémocrate Alexandre Boulerice.

On entend une chicane entre conservateurs et libéraux pour savoir lequel des deux est le plus pro-pipeline. Nous allons créer de bons emplois avec les énergies renouvelables. Le 15 milliards $ que Justin Trudeau veut mettre pour Transmountain, on aurait pu le mettre pour les énergies renouvelables et atteindre nos objectifs comme ça.»

Du côté du Bloc québécois, Stéphane Bergeron a soutenu que le Québec avait développé lui-même son énergie renouvelable avec l’hydro-électricité.

«On écoute et on entend qu’on n’a pas vraiment le choix, que le pipeline est le système le moins polluant, le moins dangereux, a dit Stéphane Bergeron. Je n’entends pas du tout qu’il faut entreprendre le virage vert, qu’il faut miser sur les énergies renouvelables. On encourage les cancres environnementaux. On développe le pétrole dans l’ouest et à Terre-Neuve et on développe le nucléaire en Ontario.»

Pierre Nantel, du Parti vert, a critiqué les libéraux et les conservateurs de ne pas avoir voulu unir leurs forces afin de trouver des solutions afin atteindre les cibles sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant le début de la campagne.

«Quand on écoute M. Champagne, c’est littéralement comme si on inondait un sous-sol et qu’on achetait de quoi pour vider l’eau. Ils veulent tripler la production de sables bitumineux», a martelé M. Nantel.

Voyez l’extrait du débat dans la vidéo ci-dessus.

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