/regional/troisrivieres/mauricie

Les Boeing 737 MAX s’en vont pour l’Arizona

TVA Nouvelles

Les appareils 737 MAX d'Air Canada stationnés à l'aéroport de Trois-Rivières depuis mars dernier sont en voie de quitter le sol québécois.

Au cours des derniers jours, trois des cinq avions ont été déplacés dans le désert de l’Arizona, en passant par Montréal, dans le but de les soustraire aux rigueurs de nos hivers.

Évidemment, comme ses appareils sont interdits de vol, il a fallu que Transports Canada donne son autorisation en vertu de plans de vol très stricts, sans passager à bord et en évitant autant que possible les zones habitées.

«Ce qui pourrait expliquer ça, c'est peut-être pour déplacer les avions désormais dans un endroit où les conditions d'entreposage sont meilleures ou à moindres coûts», a souligné l’expert en aéronautique Mehran Ébrahimi.

Invitée à commenter, Air Canada est restée vague au sujet de cette opération en cours.

«De temps à autre, nous déplaçons notre appareil 737 MAX pour des raisons de maintenance et de positionnement», a affirmé le transporteur dans une déclaration écrite transmise à TVA Nouvelles.

Air Canada n'a rien confirmé, mais des informations veulent que des tests en vol aient été récemment conduits sur ce type d'appareil entre Montréal et l'Abitibi.

À l’origine, les appareils ne devaient rester à Trois-Rivières que trois semaines. Ils y auront finalement passé six mois, ce qui a constitué une source de revenus inattendue pour la Ville.

«On a quand même généré quelques revenus de différentes sources, dont le stationnement, a précisé Jean Côté, directeur général adjoint d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières. Donc, on peut parler en gros de revenus d'à peu près 50 000 $, en gros, dont au moins 30 000 $ en stationnement.»

-Certification, formation des pilotes,

Vu tout ce qu'il reste à faire, dont la certification et la formation des pilotes, M. Ébrahimi ne voit pas de retour en service pour ces appareils avant des mois et des mois. Une fois ces étapes franchies, il faudra également restaurer la confiance du public.