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Réseau ferroviaire: la Caisse au cœur d’un important projet de fusion en Europe

Agence QMI

La Caisse de dépôt et placement du Québec pourrait se retrouver au cœur d’une transaction financière qui transformera considérablement le transport ferroviaire en Europe.

La Société nationale des chemins de fer français (SNCF), une importante entreprise publique en France, a annoncé vendredi qu’elle souhaite créer une seule et même entité qui couvrirait tout le nord-ouest du vieux continent d’ici deux ans.

Comme le rapporte le quotidien «Le Parisien», c’est donc dire qu’Eurostar, dans laquelle la Caisse de dépôt et placement est actionnaire à 30 %, fusionnerait avec Thalys.

Cette dernière assure actuellement les trajets par train à grande vitesse (TGV) entre la France, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Les trains d’Eurostar relient pour leur part l’Angleterre à la France sous la Manche.

La SNCF, qui détient la majorité des parts dans les deux compagnies, a appelé son projet de fusion «Green Speed».

De son côté, la Caisse dit voir d’un bon œil cette éventuelle fusion.

«L’ambition de ce projet serait d’accélérer [la transition] de la route et de l’aérien vers le train en répondant à la demande croissante de mobilité durable, et d’accroître ainsi le nombre de voyageurs annuels sur les réseaux combinés Eurostar et Thalys - actuels et futurs - passant de 18,5 millions de passagers actuels à près de 30 millions d’ici 2030», peut-on lire dans un communiqué de l'investisseur institutionnel québécois.

En plus d’avoir un impact sur leur «bas de laine», Green Speed faciliterait la vie des touristes québécois qui se déplacent par TGV. Ainsi, ils pourraient par exemple se rendre de Londres jusqu’à Cologne, en Allemagne, à bord du même train. Ils pourraient aussi acheter leurs billets sur le même site internet.