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«Je cherche ma soeur Isabelle depuis 25 ans»

TVA Nouvelles

Le célèbre pianiste Alain Lefèvre est à la recherche de sa sœur trisomique depuis 25 ans maintenant, un drame personnel qui le pousse à s’impliquer pour la cause des personnes autistes et vivant avec une déficience intellectuelle.

«J’ai une sœur trisomique. Elle doit avoir 40 ou 41 ans, elle s’appelle Isabelle. J’en parle aujourd’hui, mais je n’en avais jamais parlé», s’est ouvert le pianiste, visiblement ému, en entrevue à TVA Nouvelles.

À l’époque, l’État prenait en charge les personnes avec des déficiences intellectuelles, ce qui explique pourquoi Alain Lefèvre ne l’a jamais connue.

Un concert pour tous

À cause de son histoire, c’était important pour lui de s’impliquer pour les Foyers de la création, un organisme qui accueille des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble dans le spectre de l’autisme.

Samedi soir, Alain Lefèvre donnera un récital-bénéfice à l’église Saint-Pierre-Claver, à Montréal, où il présentera les nouvelles pièces de son album de compositions intitulé OPUS 7, à paraître en 2020 sur la prestigieuse étiquette Warner Classics.

Les fonds récoltés serviront notamment à amorcer des rénovations, accueillir de nouveaux membres et embaucher plus d’employés.

«Je me dis toujours: peut-être qu’Isabelle est dans l’une de ces maisons», a confié l’artiste, la gorge nouée.

Pour lui, le soutien aux personnes autistes et celles qui vivent avec une déficience intellectuelle est un «devoir social».

«Ce n’est pas une cause à la mode... Et moi, ça m’interpelle, parce que ces enfants, ces grands enfants et ces adultes ont un cœur, a-t-il expliqué. Il y a des craques dans nos systèmes. L’argent n’est pas là pour ces gens-là.»