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François Legault demande un deuxième mandat pour compléter ses réformes

Le gouvernement Legault soufflera la chandelle de son premier anniversaire mardi. En entrevue à TVA Nouvelles, le premier ministre affirme qu'il aura besoin de plus de temps pour compléter ses réformes.

«On va avoir besoin d'un deuxième mandat en 2022 pour être capable de continuer ce qu'on a commencé en éducation, en santé, en économie, en environnement, continuer la fierté, la culture. Oui, on a parlé de laïcité, mais il faut se parler du français. L’une des choses qui me fait plaisir, c'est lorsque les Québécois m'arrêtent et me disent: "M Legault, je suis fier d'être Québécois"», explique François Legault sourire aux lèvres.

Le chef de la CAQ admet qu'il a plus de plaisir au gouvernement que dans l'opposition.

«C'est vrai que j'ai du fun. C'est vrai, mon épouse me le dit aussi. J'ai du fun parce que les gens sont en train de découvrir l'équipe. Je plains ceux qui sont dans l'opposition, ce n'est pas drôle d'être obligé, chaque jour, de trouver un sujet sur lequel il faut chialer. Personnellement, j'aime beaucoup mieux être au gouvernement.»

 

Du même souffle, le premier ministre reconnaît qu'actuellement, il a la partie plus facile.

«Le fait que ni le Parti libéral ni le Parti québécois n'aient de chef, je pense que ça aide. Peut-être que ça va devenir plus difficile dans la prochaine année avec des chefs en poste et puis les dossiers qui s'accumulent et les négociations des conventions collectives. Il faut être prudent, parce qu'effectivement, quand ça va bien, qu'on monte dans les sondages, ce serait tentant de devenir arrogant, ce serait la pire erreur, il faut rester humble.»

Défense féroce des maternelles quatre ans

Critiqué de toutes parts, le premier ministre maintient qu'il a fait le bon choix en se lançant dans l'implantation des maternelles quatre ans. «Moi, j'ai l'âge d'avoir vécu l'arrivée des maternelles cinq ans. Il y a des gens qui avaient peur des maternelles cinq ans, moi je suis certain que dans cinq ans, il n’y a plus personne qui va avoir peur des maternelles quatre ans. Ils vont dire heureusement qu'il y a eu un gouvernement qui s'est tenu debout.»

Il se défend aussi d'avoir sous-estimé les coûts de son projet, fortement critiqué par les libéraux. «On pensait être capable d'ajouter, dans chaque école, une classe maternelle 4 ans à 200 000 $, mais on s'est rendu compte qu'il y a des écoles qui débordent déjà. Il y a aussi de la rénovation à faire, la moitié des écoles sont en mauvais état donc, il y a des milliards à investir dans nos écoles.»

Avec un surplus de plus de quatre milliards, il laisse entendre qu'il y en aura davantage pour les Québécois lors de la mise à jour économique de l'automne. «Je l'ai dit aux syndicats et aux groupes de pression, on a déjà décidé où s'en va l'essentiel de l'argent, c'est dans le portefeuille des Québécois», insiste-t-il.

«La baisse des taxes scolaires, tout le monde va l'avoir, pas seulement les familles. On a des mesures très importantes pour les allocations familiales donc, ceux qui ont des enfants, ça va être des milliers de dollars», poursuit-il.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Legault multiple les engagements financiers. Le premier ministre affirme avoir la marge de manœuvre nécessaire pour réaliser les projets de tramway, de 3e lien et de rénovation des écoles.

«Sur 10 ans, on avait un PQI, un plan québécois des infrastructures, de 100 milliards de dollars. Maintenant, on l'a augmenté à 115 milliards sur dix ans. Moi, je pense qu'on est capables. Le 3e lien, c'est sur 75 ans, ce ne sont pas des dépenses qui sont courantes, ce sont des dépenses d'infrastructures. Il y a un rattrapage à faire, on n'a pas suffisamment investi dans nos routes, nos écoles et nos hôpitaux. Nos CHSLD font dur, c'est pour ça qu'on va créer des maisons des aînés qui sont plus belles», clame le premier ministre.

En 2011, François Legault est revenu à l'Assemblée nationale en bâtissant la CAQ sur les fondations de l'ADQ. Il affirmait qu'il était là pour dix ans : près de huit ans plus tard, il est à la tête du Québec et regarde sa succession se préparer.

«Je suis fier de la succession, je suis fier de voir les jeunes hommes et les jeunes femmes qui sont autour de moi qui vont bientôt être prêts à prendre ma place, ça me fait plaisir», déclare-t-il sourire en coin.

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