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Deux ambulanciers, un pompier et un policier toujours en arrêt de travail

Cédrick Caron | Le Journal de Montréal

Quatre des secouristes qui sont intervenus sur le lieu du carambolage qui a fait quatre morts il y a plus de sept semaines sur l’autoroute 440 n’ont toujours pas pu reprendre le travail.

Ce sont un policier et un pompier de la Ville de Laval ainsi que deux paramédics d’Urgences-santé qui étaient toujours en arrêt de travail le 25 septembre. Urgences-Santé précise qu’un total de huit paramédics ont été en arrêt de travail après l’événement.

Le 5 août, une collision impliquant neuf véhicules, dont deux camions lourds, a fait quatre morts après qu’un violent incendie eut carbonisé une bonne partie des véhicules.

Le drame s’est joué sur l’autoroute 440 Ouest à l’embouchure de la bretelle qui donne accès à la voie de desserte pour rejoindre l’autoroute 15.

Le sentiment d’impuissance à sauver des victimes du brasier serait à l’origine de l’arrêt de travail des intervenants.

En plus des programmes d’aide offerts aux employés, la police et les pompiers de Laval ainsi qu’Urgences-Santé ont déployé des mesures pour soutenir leurs employés.

Les paramédicaux impliqués ont tous été rencontrés par un collègue formé pour donner des « premiers soins psychologiques » souligne la chef des communications d’Urgences-Santé, Valérie Tremblay.

Pairs aidants

Ce service a été mis en place l’an dernier. En tout, 40 paramédicaux et 20 répartiteurs d’urgences ont reçu une formation donnée par un psychologue afin de pouvoir intervenir auprès de leurs collègues.

« Des fois, c’est plus facile de se confier à quelqu’un qui vit les mêmes choses que toi au quotidien », poursuit Mme Tremblay.

Du côté des pompiers, les deux premières équipes arrivées sur les lieux, de même que celle qui a procédé au retrait de corps des carcasses de voiture pendant la nuit, ont été ciblées pour une rencontre de groupe avec un psychologue. Le syndicat déplore toutefois que seulement une des équipes ait été rencontrée en date du 25 septembre.

« La Ville a fait différentes choses. Il y a eu des débriefings de groupe avec des patrons, mais des fois, parler avec un supérieur, ce n’est pas la même chose, plaide Jonathan Dufour, le président de l’Association des pompiers de Laval. C’est pour ça qu’on aimerait que plus d’équipes aient droit à la rencontre avec un professionnel. Par contre, un mois pour faire une rencontre de groupe avec un psychologue, ça n’a pas de sens. C’est trop long ».

M. Dufour reconnaît que la Ville a tout de même effectué différentes actions.

Enquête en cours

De son côté, la police de Laval précise qu’une rencontre avec des officiers a eu lieu la nuit même de l’événement afin de permettre aux agents de « ventiler ». Elle précise qu’aucune ressource externe, par exemple un psychologue, n’a été nécessaire.

Rappelons que la Sûreté du Québec enquête toujours sur un des chauffeurs de semi-remorque qui serait à l’origine de l’accident.

 

 

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