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Mortalité de poissons: les gestionnaires de la centrale Masson sommés de corriger la situation

Agence QMI

ARCHIVES/TVA NOUVELLES

Les gestionnaires de la centrale hydroélectrique Masson, responsable d'importants épisodes de mortalité chez les poissons en juillet dernier, ont été sommés de corriger le tir par Québec.

En effet, le ministère de l'Environnement a transmis une ordonnance au propriétaire du barrage, Énergie La Lièvre S.E.C., une filiale de Services Énergie Brookfield inc, afin d'éviter à l'avenir une répétition des épisodes de mortalité observés les 9 et 31 juillet dernier.

Lors de ces journées, des centaines de poissons morts avaient été observés sur les berges de la rivière de la rivière du Lièvre, en Outaouais, où sont situés le barrage Rhéaume et la centrale Masson.

Après enquête, le ministère a déterminé que ces épisodes de mortalité sont attribuables aux conditions d'opération de la centrale hydroélectrique. Celles-ci ont causé un phénomène de sursaturation de l'eau de la rivière du Lièvre en gaz dissous, provoquant la mort des poissons par embolie gazeuse.

«Le ministre ordonne ainsi que la centrale soit exploitée de manière à limiter les risques de sursaturation en gaz dissous dans l'eau rejetée à l'exutoire de celle-ci dans la rivière du Lièvre», peut-on lire dans un communiqué émis par le ministère de l'Environnement lundi. Une sonde de mesure des gaz dissous devra notamment être installée, tandis qu'un expert devra étudier les conditions d'opération du barrage et de la centrale, pour proposer des mesures correctives.

«Énergie La Lièvre S.E.C. et Services Énergie Brookfield inc. doivent maintenant mettre en œuvre des actions concrètes et efficaces pour s'assurer que les opérations de la centrale hydroélectrique Masson ne portent plus atteinte à l'environnement et à la faune aquatique. [...] Cela dit, à la lumière de la collaboration qu'ont montrée les deux entreprises depuis le début des événements, nous sommes confiants pour la suite des choses», a commenté le ministre de l'Environnement, Benoit Charrette, par communiqué.

«En plus de la présente ordonnance, le MELCC a aussi amorcé une enquête pénale en vue de déterminer si des poursuites seront intentées en lien avec l'exploitation de la centrale hydroélectrique Masson», a précisé le ministère.

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