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Des canards, qui caquètent trop fort, devant la justice

Agence France-Presse

«Nuisances sonores» contre «paradis des canards» ? La propriétaire de canards accusés par des voisins de caqueter trop fort à Soustons, dans le sud-ouest de la France, a comparu mardi devant le tribunal d'instance de Dax, qui rendra sa décision le 19 novembre.

Le conflit oppose Dominique Douthe, 67 ans, qui élève à titre non professionnel, depuis 36 ans, des canards et des oies, contre un couple de voisins ayant acquis la propriété voisine il y a un an environ.

«L’élevage engendre des nuisances sonores importantes», a plaidé Me Anne-Claire Rimet, avocate des voisins. Citant des mesures effectuées par un acousticien, elle a affirmé le bruit de la cinquantaine de volailles empêchait ses clients de profiter pleinement de leur terrasse ou de leur jardin.

«La nuit, ils sont obligés de fermer leurs fenêtres en plein été», a affirmé l’avocate.

Elle a demandé au tribunal de condamner l’éleveuse à faire cesser le préjudice subi, sous peine d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, ainsi qu'au paiement de 3500 euros de dommages et intérêts et 2000 euros de frais de justice.

Mais pour l'avocat de l'éleveuse, Me Philippe Lalanne, lors de l'acquisition de la villa, les voisins, qui vivaient auparavant à une quinzaine de km, connaissaient parfaitement le contexte des lieux. «Ici, il y a un lac de 42 hectares, une zone Natura 2000, c’est un lieu de reproduction et d’hivernage des oies et des canards, nous sommes au paradis des canards», a plaidé l'avocat, qualifiant la procédure d'«excessive et abusive».

Un conflit similaire avait récemment opposé des voisins sur l'île d'Oléron, à l'issue duquel la justice avait autorisé le 5 septembre le désormais célèbre coq Maurice de chanter à sa guise.