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Grève chez Tshiuetin : seuls les services essentiels sont maintenus

TVA Nouvelles

Le transport de minerai de fer de la minière Tata Steel de Schefferville à Sept-Îles est interrompu depuis 5 jours.

Une grève de 75 travailleurs syndiqués a éclaté à la compagnie Transport ferroviaire Tsheuitin. Seuls les services essentiels sont actuellement maintenus.

La fréquence des départs du train de passagers a été diminuée de deux à un seul par semaine.

Les denrées alimentaires et les médicaments continueront d’être acheminés en vertu d’une entente sur les services essentiels survenue entre les parties patronales et syndicales.

La ville de Schefferville et la communauté autochtone de Matimekush-Lac-John ne sont pas reliées au réseau routier.

Tous les autres services comme le transport de marchandise et de minerai de fer par train sont suspendus indéfiniment.

«Cela représente 80% des activités de transport, explique le superviseur des opérations de Tshiuetin, Tshiuetin Vollant. Cela a des conséquences sur les revenus. Pour le fret, on ne transporte que de la nourriture. Moins on transporte de tonnage, moins on a de revenu».

La minière Tata Steel qui opère une mine à Schefferfville ne peut donc plus acheminer son minerai de fer à Sept-Îles. Environ six trains de 16 000 tonnes chacun sont habituellement déchargés chaque semaine, de juin à la fin octobre.

Le porte-parole Armand McKenzie se dit très préoccupé par les conséquences de cette grève dans la région et pour la réalisation de son plan d’affaires.

Jusqu’ici, une douzaine de travailleurs d'un sous-traitant chargé de la manutention du minerai à Schefferville ont été touchés. Quarante autres travailleurs, affectés notamment aux opérations de séchage du minerai à Sept-Îles, pourraient aussi être mis à pied d’ici deux semaines.

Le syndicat représentant les 75 employés en grève accuse l’employeur de mauvaise foi.

«C'est au niveau monétaire que ça accroche», indique le président du Conseil centrale de la CSN sur la Côte-Nord, Guillaume Tremblay. Ce qui a fait qu'on a déclenché la grève, c'est que l'employeur nous parle toujours d'une restructuration qu'il veut faire. Mais on n’a pas de plan précis de ça. Donc pour nous, on n’est pas capable de rien présenter à nos membres.»

Tshiuetin ne souhaite pas commenter l’état des négociations, mais se dit ouvert à reprendre les discussions avec le syndicat.