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Il faut une enquête sur la DPJ, réclame l’avocate de la mère de la fillette martyre de Granby

Sarah Lachance | Agence QMI

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Déçue par les pratiques de l’organisation, l’avocate de la mère de la fillette martyre de Granby, Valérie Assouline, réclame une enquête sur le système de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

«Je veux qu’il y ait une enquête qui se fasse, je ne veux pas d’une simple commission qui soit là pour faire un cinéma», a-t-elle déclaré à QUB radio, mardi.

 

Me Assouline soulevait en entrevue à «Politiquement incorrect» que, d’après elle, plusieurs intervenants choisissent souvent leur camp dès le début du processus.

«J’ai vu des mères qui appellent à la DPJ, parce qu’elles sont victimes de violence conjugale et ça se retourne contre elles parce qu’on parle d’aliénation parentale», a dénoncé l’avocate.

De plus, selon elle, certaines décisions sont souvent «basées sur rien et n’ont aucun rapport, aucune analyse psychologique» sur lesquels s’appuyer.

«Souvent, les intervenants n’ont pas de formation [adéquates], comme en psychologie de l’enfance. Ils n’ont pas ce qu’il faut pour décider de l’avenir de l’enfant», a-t-elle soulevé.

Par ailleurs, cette dernière avance qu’il n’y aurait pas que les parents qui remettent en cause la structure du système.

«J’ai reçu des courriels d’intervenantes qui sont inconfortables dans ce qu’elles font. J’ai reçu des courriels de familles d’accueil qui ne comprennent pas pourquoi l’enfant ne retourne pas chez lui», a déploré Me Assouline.

«Quand j’entends la Commission qui ne veut pas blâmer personne, eh bien, il va falloir [le faire] et que ces gens-là soient imputables», a-t-elle tranché.